La Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar a frappé un grand coup dans la lutte contre le trafic de produits pharmaceutiques contrefaits. Trois individus ont été interpellés dans une affaire impliquant l’importation illégale de Tramadol depuis le Niger, mettant en lumière les dangers persistants de ces réseaux pour la santé publique.
Les éléments de la Sûreté urbaine ont procédé à l’arrestation de trois individus pour association de malfaiteurs, importation et trafic de produits pharmaceutiques contrefaits, ainsi que pour mise en danger de la vie d’autrui. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la lutte renforcée contre la circulation de médicaments illicites, notamment les opioïdes détournés de leur usage médical.
Selon les informations disponibles, l’intervention fait suite à l’exploitation d’un renseignement signalant l’acheminement d’un colis de Tramadol en provenance du Niger. Aussitôt alertés, les enquêteurs ont mis en place un dispositif de surveillance et de filature qui a permis d’interpeller deux suspects dans le quartier de la Médina. Ces derniers ont été surpris en flagrant délit, au moment où l’un réceptionnait un colis contenant 3 000 comprimés remis par son complice.
Poursuivant leurs investigations, les policiers ont ensuite localisé et arrêté un troisième individu à Keur Serigne Bi. Lors de son audition, celui-ci a reconnu être à l’origine de l’acheminement du produit depuis le Niger, sans autorisation et dans des conditions ne respectant aucune norme de conservation. Il a également admis agir pour le compte d’un réseau structuré de trafic de stupéfiants.
Les trois mis en cause ont été placés en garde à vue et devront répondre de plusieurs chefs d’accusation, notamment l’importation à des fins de trafic, l’usage de produits illicites et la mise en danger de la vie d’autrui.
À travers cette opération, la Police nationale réaffirme sa détermination à lutter contre les circuits clandestins de distribution de médicaments, qui représentent une menace sérieuse pour la santé publique. Elle invite par ailleurs les populations à collaborer en signalant toute activité suspecte via le numéro vert gratuit 800 00 17 00.

