Après quatre jours de travaux intensifs, l’opération « Red Card 2.0 », dédiée à la lutte contre la cybercriminalité en Afrique, s’est achevée ce vendredi à Dakar. Organisée à l’École nationale d’administration (ENA), cette initiative marque une étape importante dans la coopération africaine face aux menaces numériques.
La cérémonie de clôture de l’opération « Red Card 2.0 » (Africa Joint Operation Against Cybercrime) s’est tenue à Dakar, mettant un terme à plusieurs jours d’échanges et de réflexions stratégiques sur la criminalité numérique. L’atelier de débriefing avait été officiellement ouvert le mardi 28 janvier 2026 par le Contrôleur général de Police Abdoul Wahabou Sall, Directeur général adjoint de la Police nationale.
Organisée par l’École nationale de cybersécurité à vocation régionale (ENCVR), la rencontre a réuni des experts et praticiens issus de douze pays africains. Elle a également enregistré la participation remarquée du Directeur de l’ENCVR, d’un représentant d’Interpol ainsi que d’un délégué de l’Ambassade de France au Sénégal, témoignant de l’importance stratégique de cette coopération internationale.
Durant quatre jours de travaux intensifs, les participants ont partagé leurs expériences respectives et confronté leurs méthodes d’enquête face aux nouvelles formes de criminalité numérique. Les échanges ont porté principalement sur trois axes majeurs : le renforcement de la coopération régionale et internationale, l’harmonisation des techniques d’investigation numérique sur le continent, et la consolidation d’un cyberespace africain plus sûr et plus résilient.
Dans son allocution, le Directeur général adjoint de la Police nationale a réaffirmé l’engagement des autorités sénégalaises à faire de la cybersécurité une priorité stratégique. Il a également salué l’appui constant des partenaires internationaux, soulignant que la lutte contre la cybercriminalité constitue un défi global nécessitant une réponse collective et coordonnée.
La clôture de l’opération « Red Card 2.0 », intervenue ce vendredi 30 janvier 2026, marque ainsi une étape clé dans la construction d’une réponse africaine concertée face aux cybermenaces, dans un contexte de digitalisation croissante des économies et des administrations du continent.

