Deux individus ont été interpellés à Grand Yoff dans une affaire de faux documents scolaires destinés notamment à des dossiers de visa. L’opération, déclenchée après une plainte d’un établissement privé, a permis la saisie d’un important matériel de contrefaçon.
Le Commissariat d’arrondissement de Grand Yoff a procédé, le 20 février 2026, à l’interpellation de deux individus pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture publique ainsi que pour usurpation de fonction.
L’enquête a été ouverte à la suite d’une plainte introduite par le directeur d’un établissement d’enseignement privé de la commune, alerté par des services consulaires d’une représentation diplomatique ayant détecté un bulletin scolaire falsifié. Le document, présenté par un élève dans le cadre d’une procédure de pré-inscription en France, comportait plusieurs incohérences malgré la présence de cachets et d’une signature contrefaits.
Entendu par les enquêteurs, l’élève a reconnu avoir acquis le faux bulletin contre la somme de 15 000 FCFA auprès d’un enseignant dans le but de tromper les mécanismes de vérification administrative.
Les investigations techniques menées par la police ont permis de remonter jusqu’au faussaire présumé, interpellé en flagrant délit alors qu’il s’apprêtait à remettre d’autres documents falsifiés. Au cours de son audition, celui-ci a admis avoir produit divers actes administratifs destinés à faciliter des transferts d’élèves ou à constituer des dossiers de demande de visa.
La perquisition effectuée dans son lieu d’activité a permis la saisie de plusieurs pièces compromettantes, dont trois cachets d’établissements scolaires, deux clés USB contenant des matrices de documents altérés, six bulletins scolaires pré-remplis, une attestation de conformité, un certificat de scolarité, ainsi qu’un ordinateur portable, une imprimante et divers documents.
Les deux suspects ont été placés en garde à vue en attendant leur déferrement devant le parquet. La police nationale a réitéré son appel à la vigilance citoyenne, invitant la population à signaler toute activité suspecte via les canaux dédiés.

