Le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS) et l’Association des éditeurs et professionnels de la presse en ligne (APPEL) dénoncent une gestion qu’ils jugent illégale du Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP). Les deux organisations avaient interpellé le ministère de la Communication et réclamé le respect d’un arrêt de la Cour suprême. Mais toujours rien !
En fin décembre, le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS) et l’Association des éditeurs et professionnels de la presse en ligne (APPEL) ont tiré la sonnette d’alarme sur la gestion du Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP).
Dans un communiqué conjoint, les deux organisations dénonçaient ce qu’elles qualifient de gestion chaotique et manifestement illégale du processus d’attribution du fonds par le ministère de la Communication.
Selon elles, la procédure de sélection actuelle repose sur des textes qui ont été annulés par l’Arrêt n°71 rendu le 11 décembre par la Cour suprême. Dès lors, toute restriction d’accès au FADP basée sur ces arrêtés serait dépourvue de base légale.
Le CDEPS et l’APPEL critiquent également le délai de dépôt des dossiers, jugé trop court. Les entreprises de presse auraient disposé de seulement trois jours pour fournir des documents administratifs jugés lourds, ce qui constituerait, selon les organisations, une rupture d’égalité entre les candidats.
Autre point de contestation : la convocation du Conseil de gestion du FADP pour examiner plus d’une centaine de dossiers en seulement deux sessions. Les signataires estiment qu’un tel calendrier ne permet pas un examen sérieux et rigoureux des candidatures.
Face à cette situation, les deux organisations exigent du ministre de la Communication :
le respect intégral de l’arrêt de la Cour suprême,
la prorogation du délai de dépôt des dossiers,
et la réorganisation du calendrier du Conseil de gestion.
Le CDEPS et l’APPEL appellent enfin les acteurs de la presse et la société civile à se mobiliser pour défendre l’existence d’une presse libre et viable au Sénégal.

