« En Afrique, la flambée des prix des denrées alimentaires et les pertes d’emplois engendrées par la pandémie de Covid-19 font craindre une augmentation de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition dans les communautés à faible revenu, en particulier dans les régions en proie à un conflit interminable qui réduit l’accès des populations aux marchés et aux terres agricoles », indique un communiqué de la Croix-Rouge publié, jeudi 15 octobre, dans le cadre de la Journée mondiale de l’alimentation, célébrée vendredi 16 octobre.
Selon toujours le document, « dans le cadre d’une enquête menée récemment par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) auprès de 2400 personnes dans dix pays d’Afrique, 94% des répondants ont indiqué que, depuis le début de la pandémie, les prix des denrées alimentaires et d’autres produits essentiels sur les marchés locaux avaient augmenté, tandis que 82% ont déclaré avoir subi une perte de revenus ou de recettes.
Seuls 7% ont affirmé disposer de suffisamment d’économies pour faire face à une crise prolongée ».
Le communiqué de la croix rouge ajoute que, « le risque à mesure que les prix des denrées alimentaires flambent et que les revenus chutent est de voir la malnutrition augmenter, parce que les familles n’ont pas les moyens d’acheter suffisamment de nourriture ou que les seuls aliments qu’elles peuvent se procurer sont moins riches en éléments nutritifs », d’après les explications de Pablo Lozano, analyste en sécurité économique pour l’Afrique au CICR.
« Il ressort très nettement de l’enquête que dans les communautés auprès desquelles la croix rouge travaille, les gens sont en difficulté financière. Cela est particulièrement vrai chez les personnes qui avaient recours au travail journalier, les propriétaires de petites entreprises, ainsi que les communautés qui étaient déjà aux prises avec l’insécurité alimentaire à cause d’un conflit ou d’une situation de violence », déclare la source.
Sud Quotidien