Dette : des cadres de Sénégal bi ñu bokk dénoncent un risque pour la crédibilité financière du Sénégal

Le Réseau des cadres de Sénégal bi ñu bokk s’inquiète des conditions d’un récent recours à l’endettement international et appelle à une transparence totale sur ces opérations jugées complexes et potentiellement coûteuses.

Le mouvement Sénégal bi ñu bokk a exprimé ses inquiétudes à la suite d’une opération d’endettement évoquée par le ministre des Finances. Dans un communiqué, le Réseau des cadres met en garde contre des montages financiers jugés complexes et peu transparents.

Selon le document, près de 650 millions d’euros auraient été mobilisés en 2025 via des instruments financiers de type « total return swaps », impliquant notamment des institutions comme Africa Finance Corporation et First Abu Dhabi Bank.

Le mouvement souligne que ces mécanismes, rarement utilisés par les États, pourraient traduire une recherche urgente de liquidités à des conditions défavorables, avec des garanties supérieures aux montants réellement perçus.

Au-delà du coût financier, les cadres pointent un problème majeur de transparence. Ils estiment que les conditions exactes de ces opérations n’ont pas été rendues publiques, créant une incertitude susceptible d’inquiéter les investisseurs et d’affecter la crédibilité du pays sur les marchés internationaux.

Le communiqué évoque également des risques de pénalités importantes à l’horizon 2028, dans un contexte de remboursements massifs attendus entre 2026 et 2028.

Face à ces enjeux, Sénégal bi ñu bokk exige la publication intégrale des termes des accords, la clarification des garanties engagées, ainsi qu’une information complète de l’Assemblée nationale et des citoyens.

Le mouvement insiste : l’avenir économique du pays ne peut être engagé sans transparence, rappelant que la dette publique appartient au peuple sénégalais

Pape Ismaïla CAMARA
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