Réagissant à la sortie de Guy Marius Sagna sur l’affaire des véhicules des députés, Abdou Lahat Ndiaye estime que l’amalgame fait avec l’ensemble des parlementaires est injuste. Il appelle à une critique ciblée des décideurs, sans stigmatiser ceux qu’il qualifie de majorité silencieuse.
Dans une réaction adressée à Guy Marius Sagna, Abdou Lahat Ndiaye reconnaît la pertinence de certaines vérités soulevées par le député, tout en regrettant ce qu’il considère comme un excès dans la dénonciation. Selon lui, accuser 140 députés de « silence complice » ne relève ni de la justice ni de la responsabilité politique.
Il rappelle que parmi ces parlementaires, beaucoup ne siègent dans aucun comité stratégique, ne participent à aucune instance décisionnelle et ne bénéficient d’aucun privilège particulier. Leur rôle, insiste-t-il, se limite strictement au travail parlementaire, et leurs avis sont rarement sollicités ou pris en compte, malgré leurs compétences.
Pour Abdou Lahat Ndiaye, cette majorité silencieuse, souvent confrontée à des difficultés réelles, mérite respect et soutien plutôt que mépris. Il affirme, à titre personnel, s’être volontairement retiré du tirage pour l’attribution des premiers lots de véhicules, par principe, afin de laisser la place à des collègues œuvrant dans l’ombre, sans exposition médiatique.
S’il estime légitime de critiquer le système et d’interpeller les véritables décideurs, il rejette toute tentative de mise dans un même sac de députés qu’il juge non responsables. « Restons justes, restons utiles, restons dignes », conclut-il, tout en réaffirmant son estime pour Guy Marius Sagna.

