Conflit au Mali : le PIT demande l’engagement du Sénégal pour prévenir une catastrophe régionale

Face à la détérioration rapide de la situation sécuritaire au Mali, le Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT) alerte sur le risque imminent de chute de Bamako et appelle à une mobilisation régionale pour rétablir la paix. Le parti invite également le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye à jouer un rôle moteur dans la médiation.

Dans une déclaration rendue publique ce 13 novembre 2025, le Secrétariat du Comité central du Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT) exprime une profonde inquiétude face à l’avancée des forces rebelles vers la capitale malienne. Selon le parti, la progression constante des groupes armés, conjuguée aux difficultés de l’armée régulière, rend la situation « alarmante » et expose Bamako à une possible prise dans un avenir proche.

Le PIT dénonce une crise humanitaire majeure marquée par des pénuries de carburant, des voies d’approvisionnement coupées et une flambée des prix, allant jusqu’à « plusieurs milliers de francs CFA » pour le kilogramme de riz. Les populations civiles, souligne la déclaration, se retrouvent prises en étau entre les combats et l’effondrement économique.

Estimant que « la solution strictement militaire a atteint ses limites », le parti appelle la Junte malienne à engager un dialogue inclusif, réunissant l’ensemble des forces vives pour mettre fin à la spirale de violence. Le PIT considère que seule une solution politique peut ramener durablement la stabilité.

Le parti exhorte également les autorités sénégalaises à s’impliquer pleinement. « Le Sénégal étant directement concerné, le PIT demande au président Bassirou Diomaye Diakhar Faye de favoriser la réconciliation nationale au Mali », souligne la déclaration. Le texte rappelle les liens historiques et humains entre les deux nations, qui ont autrefois formé un même État, et insiste sur la profondeur des relations sociales, culturelles et économiques qui unissent les deux peuples.

Le PIT en appelle par ailleurs à la CEDEAO, à l’Union africaine et à l’ONU, ainsi qu’aux forces démocratiques de la région, afin de mettre fin au blocus qui frappe les populations et d’initier un processus de désescalade.

Pour conclure, le parti martèle son message central : « Il n’existe aucune alternative à la paix », une position qu’il qualifie d’impératif vital pour l’avenir du Mali et de toute la sous-région ouest-africaine.

Momar Diack SECK
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