L’ONG Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) salue le travail des commissions d’enquête parlementaire mises en place par l’Assemblée nationale et appelle à la publication de leurs conclusions. L’organisation insiste également sur le droit des citoyens à être informés de la gestion des ressources publiques et invite les médias à assurer une couverture élargie des auditions.
Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) apporte son soutien à l’Assemblée nationale du Sénégal dans l’exercice de sa mission de contrôle et de recherche de la vérité. Dans une déclaration rendue publique le 8 octobre 2026 à Dakar, son responsable, M. Adama Mbengue, salue particulièrement les travaux de la commission d’enquête parlementaire consacrée au programme « Un étudiant, un ordinateur », un dossier jugé important pour la jeunesse et l’enseignement supérieur.
Pour ADHA, la transparence, la redevabilité et le contrôle de la gestion publique constituent des piliers essentiels de l’État de droit. L’organisation estime que les citoyens ont le droit de connaître les faits relatifs à l’utilisation des ressources publiques. Elle encourage ainsi les commissions à mener leurs investigations jusqu’à leur terme et à rendre leurs conclusions, dans le respect de la Constitution, des lois et règlements, des droits de la défense et des prérogatives de l’autorité judiciaire.
L’organisation adresse également un appel à la presse nationale, notamment aux médias publics, pour une couverture large, rigoureuse et responsable des auditions. Elle félicite les organes de presse qui retransmettent déjà les travaux et souhaite que leur diffusion en direct soit étendue lorsque les conditions le permettent. Selon ADHA, l’information des citoyens sur les questions touchant au patrimoine public constitue un droit et une exigence démocratique.
Par ailleurs, l’organisation s’interroge sur certaines prises de position de personnes ou de structures se réclamant de la société civile, qui semblent vouloir opposer d’autres mécanismes de contrôle à une enquête parlementaire régulièrement engagée. Elle considère que chaque institution doit exercer pleinement ses compétences, sans que l’intervention d’autres mécanismes puisse servir de prétexte pour interrompre, précipiter ou discréditer le travail des députés.
Dans cette perspective, ADHA appelle à laisser les commissions établir les faits et présenter leurs conclusions dans le strict respect de la loi. Pour l’organisation, l’enjeu n’est pas de choisir entre les institutions, mais de veiller à leur bon fonctionnement, afin que les responsabilités soient établies par les autorités compétentes et que la justice soit rendue au nom du peuple sénégalais.
« La démocratie ne doit pas craindre la lumière », rappelle ADHA, qui réaffirme ainsi son engagement en faveur de la transparence, de la redevabilité et de l’État de droit.

