L’intelligence artificielle et la robotique s’imposent progressivement dans les blocs opératoires. C’est autour de cette évolution majeure que s’est tenue, mercredi à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), la 10ᵉ Journée annuelle de chirurgie, réunissant praticiens, enseignants-chercheurs et spécialistes de la santé.
Cette rencontre scientifique visait à réfléchir aux mutations technologiques qui transforment les pratiques chirurgicales, tout en rappelant la nécessité de préserver la dimension humaine du soin.
Concilier innovation et humanisme
Les intervenants ont souligné que les progrès de l’intelligence artificielle offrent désormais de nouvelles perspectives en matière de précision opératoire, d’imagerie médicale et d’aide à la décision clinique.
Toutefois, ils estiment que ces outils doivent demeurer des instruments au service du praticien et non se substituer à son expertise.
Invité à la rencontre, M. Seck a insisté sur ce principe en rappelant que l’intelligence artificielle « ne peut pas remplacer l’humain ». Selon lui, ces technologies permettent de gagner en précision, de réduire la durée de certaines interventions et d’améliorer la qualité des analyses d’imagerie, mais la relation entre le médecin et le patient demeure irremplaçable.
Les complications chirurgicales également au cœur des débats
Au-delà des questions liées à l’IA, les participants ont consacré plusieurs communications aux complications post-opératoires, aux nouvelles approches thérapeutiques ainsi qu’à l’intégration des technologies numériques dans l’arsenal chirurgical moderne.
Les organisateurs souhaitent ainsi faire de cette rencontre annuelle un espace d’échanges scientifiques favorisant l’amélioration continue des pratiques médicales, au bénéfice des patients et du système de santé sénégalais.
Correspondance particulière de
Papa S Traoré

