Assemblée nationale : quand le Président El Malick Ndiaye fait économiser de l’argent à l’État Par Dr Ibrahima Gaye, économiste

Depuis le début de la législature, le Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a posé des actes forts qui traduisent une volonté claire de sobriété budgétaire, de transparence et de bonne gouvernance. L’un des plus marquants concerne la gestion des indemnités et du parc automobile des députés.

 

En effet, chaque député devait percevoir, de manière mensuelle, une indemnité de véhicule d’un montant de 900 000 francs CFA, versée y compris au Président de l’Assemblée nationale, aux membres du Bureau et de la Conférence des Présidents, alors qu’ils disposaient déjà de leur propre véhicule.

 

En décidant, dès le début de la législature, d’arrêter le versement de ces indemnités, El Malick Ndiaye a permis à l’État de réaliser des économies substantielles.

 

Mais il est allé plus loin, en privilégiant une solution structurelle et durable : l’achat de véhicules au nom de l’Assemblée nationale et non au nom des députés. Ce choix rompt avec des pratiques antérieures coûteuses pour les finances publiques et garantit que les véhicules demeurent la propriété de l’institution, contribuant ainsi à une meilleure rationalisation du patrimoine public.

 

Cette décision relève d’une véritable ingénierie managériale. Les véhicules ont été acquis dans une fourchette de prix raisonnable, équivalente au coût global des indemnités qui auraient dû être versées. Acheter des véhicules bas de gamme aurait certes permis de réduire davantage la dépense, mais, comme le rappelait un sage: « si la qualité coûte cher, essaie la non-qualité ». Le choix opéré a donc permis de concilier qualité, durabilité et équilibre budgétaire, tout en évitant l’apparition de revendications supplémentaires.

 

Par cet acte courageux et réfléchi, El Malick Ndiaye démontre qu’il est possible de réconcilier efficacité institutionnelle, respect du statut des élus et préservation des deniers publics. Une démarche exemplaire au service d’une gouvernance responsable.

 

Dr Ibrahima Gaye, économiste Assemblée nationale

Dieyna SENE
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