Le blocage de l’entrée en Guinée-Bissau aux véhicules de transport sénégalais suscite des préoccupations. Face aux difficultés rencontrées par les usagers de la route, Madia Diop Sané, coordonnateur national de Vision citoyenne, appelle les autorités sénégalaises et bissau-guinéennes à engager rapidement un dialogue.
Une situation de blocage à la frontière entre le Sénégal et la Guinée-Bissau affecte les chauffeurs et les usagers des transports sénégalais. Des chauffeurs bissau-guinéens empêcheraient actuellement les véhicules de transport sénégalais d’entrer sur le territoire bissau-guinéen.
Interpellé sur cette situation, le coordonnateur national de Vision citoyenne, Madia Diop Sané, appelle les autorités des deux pays à agir pour trouver une issue à cette situation qu’il juge préoccupante.
Selon Vox Populi, Madia Diop Sané déplore le silence des autorités sénégalaises et bissau-guinéennes face à une situation qui, selon lui, pénalise les populations des deux côtés de la frontière. Tout en reconnaissant que « la diplomatie ne se fait pas sur la place publique », il souhaite que les populations puissent être informées des démarches éventuellement engagées entre les deux pays.
Le responsable de Vision citoyenne s’interroge également sur le fait que des chauffeurs puissent bloquer l’accès à la frontière, rappelant le principe de libre circulation des personnes et des biens au sein de l’espace communautaire.
Des difficultés importantes pour les voyageurs
Madia Diop Sané décrit également les difficultés auxquelles seraient confrontés les usagers de cette route. Pour se rendre en Guinée-Bissau depuis Ziguinchor, les voyageurs doivent, selon lui, descendre à Mpack avec leurs bagages, franchir une partie du trajet à pied avant de prendre un autre véhicule pour poursuivre leur voyage.
Dans des propos rapportés par Vox Populi, le coordonnateur national de Vision citoyenne appelle ainsi les diplomaties sénégalaise et bissau-guinéenne à dépasser rapidement ce problème. Il estime que les populations des deux pays, qu’il présente comme liées par une histoire et des relations étroites, ne devraient pas subir durablement cette situation.
Madia Diop Sané plaide finalement pour l’ouverture d’un dialogue, estimant qu’en matière de paix et de cohésion sociale, « il n’y a jamais un dialogue de trop ».

