USA : Les états les plus racistes selon le classement Google

La moitié est des Etats-Unis compte une grande proportion de racistes. C’est la conclusion d’une étude publiée par la revue scientifique Plos one, et qui a permis au Washington Post de dresser une carte des zones les plus intolérantes. Équipés de l’outil Google Trends, des scientifiques ont identifié la proportion de recherches comportant le terme nigger (« nègre », en français) dans le moteur Google,  entre 2004 et 2007. Ils n’ont retenu que les requêtes qui utilisaient le mot de manière péjorative, excluant par exemple « nigga », à leurs yeux plus employé dans les textes de rap que dans des discours de haine.

Alors, où résident les citoyens américains les plus racistes ? C’est dans les Appalaches, en Géorgie, dans le Vermont ou encore dans les États de New York, du Michigan et de l’Ohio que les six lettres du « N-word » – comme le désigne le Washington Post pour ne pas l’écrire – ont été les plus tapées sur les claviers qwerty.

Tabous sociaux

L’auteur de l’article dans le quotidien n’est autre que Seth Stephens-Davidowitz, un expert en data diplômé d’Harvard, à l’origine de la méthode basée sur les recherches Google, qu’il avait déjà utilisée en 2012 pour analyser le vote des Américains. Il fait valoir l’intérêt de l’utilisation des données du moteur de recherche : « Il est peu probable qu’elles soient déformées par une forme de censure sociale. Les gens qui effectuent des recherches sur Google sont en ligne et le plus souvent seuls [devant leur écran d’ordinateur]. Ces deux facteurs leur permettent d’exprimer plus facilement des tabous sociaux. »

« Rassemblées pendant plusieurs années et à travers plusieurs millions de recherches, ces données nous fournissent une bonne idée pour savoir où se trouve la plus forte occurrence d’un type particulier de racisme », estime-t-il, rappelant que ce sentiment est difficile à mesurer avec des méthodes de sondage traditionnelles. Mais aussi que l’on peut être raciste sans forcément chercher le mot « nègre » sur Internet.

Source  »Le Point.fr »

Momar Diack SECK
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