Togo De vives protestations fusent après la mort d’un manifestant, tué par balle

Plusieurs partis politiques et organisations de la société civile ont vivement réagi mercredi, à la suite de la mort par balle, d’un manifestant survenu la veille à Lomé, qui protestait contre une nouvelle hausse du prix du carburant au Togo.

« L’ANC dénonce et condamne fermement l’usage disproportionné de la force pour réprimer des manifestations publiques de revendications sociales », clame Me Isabelle Manami Améganvi, vice-président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), le principal parti de l’opposition togolaise.

L’ANC exige l’ouverture d’une enquête indépendante pour établir les circonstances de la mort par balle de l’un des manifestants et pour procéder, le cas échéant, à la mise en examen de l’auteur du tir mortel.

Même son de cloche du côté de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA – opposition-).

Ce parti condamne « fermement cette répression qui a impliqué des militaires, des corps habillés non formés au maintien de l’ordre et demande que la lumière soit faite sur les circonstances du décès du jeune manifestant et des blessés afin les auteurs soient soumis à la rigueur de la loi ».

Les Forces démocratiques pour la République ( FDR) de Dodji Apevon de s’incliner, dans un communiqué, devant « l’illustre mémoire des concitoyens tombés sous les balles meurtrières de la dictature du régime de M. Faure Gnassingbé ».

L’organisation Amnesty international a aussi fait part de sa préoccupation après la mort du jeune togolais d’une trentaine d’années.

«Il est inadmissible que l’armée soit encore déployée au Togo pour réprimer des manifestations. Les autorités doivent immédiatement diligenter une enquête indépendante et impartiale pour identifier les auteurs présumés de la mort par balle de cet homme, et les présenter devant un tribunal ordinaire afin qu’ils soient jugés au cours d’un procès équitable.», a réagi François Patuel, chercheur d’Amnesty International sur l’Afrique de l’Ouest francophone

«Le recours excessif à la force contre des manifestants pacifiques est inacceptable et les autorités doivent de toute urgence prendre des mesures pour contrôler l’usage de la force par les forces de sécurité et interdire l’intervention de militaires pour encadrer des manifestations», a-t-il ajouté.

Le gouvernement togolais a annoncé lundi soir une nouvelle hausse du prix du carburant. Le litre de l’essence super coûte désormais 524 F.CFA contre 476. Cette annonce a provoqué de violentes manifestations de protestations dans les rues de Lomé.

APA

Oumou Khaïry NDIAYE
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