Sénégal : la criminalité au paroxysme de sa facilité

Ce n’est pas un phénomène nouveau que de commettre un crime au Sénégal, mais la froideur et la banalité avec laquelle on tue aujourd’hui, se passent de commentaire. Et cela est tout nouveau au pays de la «  Téranga »,  au point que certains demandent le rétablissement et l’application de la peine de mort.

Même au temps d’Ino, le défunt grand caïd et sa bande, on n’a pas vécu une telle fureur de la criminalité. C’est dire que nous vivons  véritablement dans  l’ère du grand banditisme à main armée.

Dakar qui est le centre de la  criminalité locale, s’étouffe et s’écroule doucement sous le poids de ce fléau. Et pendant ce temps nos autorités se tapent politiquement dessus sans vergogne.

Ainsi, à  l’image des grandes villes criminogènes du monde, la capitale sénégalaise est en train de pourrir. Car même des structures financières y  sont cambriolées en plein jour. Chose jusque là, jamais vue sous nos cieux.

Qu’est-ce qui peut bien expliquer cette frénésie macabre ?  Est-ce la drogue, « l’oisiveté » ou  « l’errance » des jeunes à cause du chômage, les crises cycliques  dans le système éducatif ?

Et bien, à y regarder de près et sans trop forcer la réflexion d’ailleurs, on voit que, c’est tout cela, et même  d’autres facteurs, qui ont  engendré cette situation peu flatteuse pour notre pays.

Cela revient à dire que les responsabilités sont partagées. Du Sénégalais lambda à la plus haute autorité de ce pays, tous ont une part de responsabilité dans cette affaire.

Mais les plus grands fautifs, ce sont  nos gouvernants.

Ils sont trop pris à faire la chasse et à répondre aux adversaires politiques, que de se pencher avec toute l’énergie qui y sied, sur cette question trop sérieuse pour être négligée: La sécurité de ceux qui les ont élus.

Trop de politique politicienne les empêche de bien mesurer la réalité des choses dans toutes ses dimensions. Il faut arrêter de créer des pseudos événements pour amuser la galerie.

L’heure est grave et  le  meurtre de l’étudiant marocain en début de semaine (espérons que ce soit un cas isolé) est là pour nous le rappeler.

 

Jean Nzalé

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