Prise en charge des dialysés: Aucune interruption selon Abdoulaye Diouf Sarr

Avec la panne de machines liée à des problèmes d’eau pour la prise en charge des patients atteints d’insuffisance rénale, le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, a été très formel. Selon lui, aucune interruption de la dialyse n’a été constatée au Sénégal.

La prise en charge des patients atteints d’insuffisance rénale, qui continue de défrayer la chronique au Sénégal, avec les machines qui ont eu des difficultés liées au problème pour leur fonctionnement, n’a jamais connu d’interruption. Le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, a été très formel sur cette question le samedi dernier. Selon lui, « il n’y a jamais eu d’interruption de la dialyse pour les malades atteints d’insuffisance rénale, ni à l’Hôpital Aristide le Dantec ni ailleurs ».

Tous les patients qui devaient être pris par ces machines, précise-t-il, « ont été immédiatement redéployés à l’hôpital militaire de Ouakam ». Ce dernier a fait part également que depuis quelques temps le Sénégal a fait des pas de géant pour augmenter son parc de centres de dialyse afin de soulager les malades qui sont dans les listes d’attente avec l’inauguration récente du centre de dialyse de Thiès. « Dans une semaine, ce sera au tour du centre de dialyse de l’hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye d’être inauguré, suivi immédiatement de celui de Pikine », a fait savoir Abdoulaye Diouf Sarr.

Avant d’ajouter : « L’ensemble des projets des centres de dialyse qui sont actuellement en chantier sont en train d’être boostés pour être livrés dans les meilleurs délais. Nous serons toujours vigilants par rapport à cette pathologie d’insuffisance rénale parce que il n’est pas toujours facile d’être dans une liste d’attente pour bénéficier de soins ». Ce dernier a révélé en outre, qu’un important programme d’infrastructures est en cours pour combler le gap avec un projet de construction de 300 postes et centres de santé avec le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), tout en soulignant qu’actuellement 1 342 postes de santé et 98 centres de santé sont régulièrement approvisionnés en médicaments et produits dans les 76 districts sanitaires situés dans les 45 départements du pays par la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) à travers le programme « Yeksi naa ».

Sans compter les réalisations qui ont été faites pour atteindre les orientations, avec le recrutement de 2 000 agents de santé entre 2015 et 2016, et 1 162 agents complémentaires (couplet gagnant avec un infirmier et une sage-femme) dans tous les postes de santé de 12 régions grâce à l’appui de la Jica dans le cadre de l’offre de la Couverture sanitaire universelle (Csu). « Certes il y a du chemin à faire, mais depuis 2012 le gouvernement a affiché sa volonté de relever les défis et fait beaucoup d’efforts pour permettre au Sénégal d’avoir un dispositif sanitaire pour régler l’ensemble des préoccupations du secteur », a-t-il noté. Le ministre de la Santé et de l’Action Sociale s’exprimait le samedi 7 avril 2018, en marge de la célébration de la Journée mondiale de la santé, qui a été marquée cette année par l’organisation de consultations gratuites et d’une exposition des différents programmes nationaux, au marché Serigne Fallou de Ouest Foire, un quartier de la commune de Yoff (Dakar).

Saër DIAL

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