Objectifs de développement durable : la majorité des pays en développement en difficulté pour leur couverture sanitaire universelle

Un rapport, lancé pour informer la toute première session des ministres des Finances et de la Santé du G20 à Osaka relève qu’en dépit de ces avantages multiples, la majorité des pays en développement n’ont pas encore saisi les opportunités de croissance et de développement offertes par le financement performant de la santé.

Les principales lacunes dans la couverture des services de santé essentiels persistent, pour ceux qui reçoivent des services, la couverture est trop souvent inefficace, car la qualité des services est faible.

Étendre la couverture équitable à la fois avec des services de qualité et une protection financière, le niveau global des dépenses de santé, la combinaison des sources de revenus, la mutualisation et l’utilisation efficace et équitable des ressources comptent. Ce rapport identifie les contraintes critiques du financement de la santé.

Un peu plus d’une décennie avant l’échéance de 2030 fixée pour la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), la majorité des pays en développement ne sont pas sur le point d’atteindre leurs objectifs en matière de couverture sanitaire universelle (CSU) pour assurer un accès à des services de santé abordables et de qualité.

Les personnes vivant dans les pays en développement payent plus de 500 milliards de dollars par an dans les services de santé, ce qui pousse plus de 100 millions de personnes dans une pauvreté extrême chaque année.

Il est clairement établi que les progrès vers la réalisation de la CSU stimuleraient non seulement une meilleure santé, mais également une croissance économique solidaire et durable.

Pourtant, le rapport estime que d’ici 2030, il y aura dans les 54 pays les plus pauvres un écart de 176 milliards de dollars entre le financement nécessaire pour fournir à leurs populations des services de santé abordables de qualité et les ressources financières effectivement disponibles.

Ceci menace les progrès réalisés depuis des décennies dans le domaine de la santé, compromet les perspectives économiques à long terme des pays et les rend plus vulnérables aux risques de pandémie.

Oumou Khaïry NDIAYE
à lire

Autres Articles