Migration en Afrique de l’Ouest : la CEDEAO et MIDWA pour une amélioration de leur collaboration

Le Dialogue sur la Migration pour l’Afrique de l’Ouest (MIDWA en sigle anglais), dans une réunion annuelle des groupes de travail thématiques qui s’est achevée le 19 juillet 2018 à Abuja au Nigéria, a recommandé une meilleure collaboration et une meilleure synergie entre les Etats membres et les institutions de migration. les données sur l’immigration, les migrations mixtes et le retour et la réintégration des migrants dans la région.

Les groupes de travail thématiques composés d’experts en migration de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Mauritanie ont souligné qu’il s’agissait d’un facteur clé qui atténuera les effets de la migration illégale dans la région.

Selon un communiqué parvenu à www.lactuacho.com, le Directeur des Commissions de la CEDEAO pour la libre circulation et le tourisme, M. Albert Siaw Boateng, a décrit l’atelier comme un pas dans la bonne direction vers l’actualisation d’une politique de migration régionale.

« Cela renforcera le processus d’intégration régionale et de développement en Afrique de l’Ouest ainsi que la réalisation de la Vision 2020 de la CEDEAO, passant d’une communauté d’Etats à une communauté de personnes », a-t-il déclaré.

Les experts ont appelé la Commission de la CEDEAO à fournir une assistance technique aux Etats membres pour faciliter la délivrance des cartes d’identité biométriques et des plateformes d’échange de données afin de partager et d’analyser les flux migratoires dans la région.

Ils ont également recommandé une surveillance accrue des frontières grâce à des postes frontaliers communs et la modernisation et la normalisation des postes frontaliers dans la région. Ils ont noté que cela peut être réalisé en constituant un fonds commun au sein de la CEDEAO pour faire face aux défis persistants en matière de gestion des frontières.

Les experts ont également recommandé que les États membres sensibilisent les autorités locales, les acteurs de la société civile, le secteur privé, les médias et toutes les organisations concernées afin d’accroître leur participation à la gestion du retour et de la réintégration des citoyens communautaires.

Momar Diack SECK
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