Mauritanie : le gouvernement dément le rapport d’Amnesty International et indexe ses sources « ni intègres, ni neutres « 

Le porte-parole du gouvernement mauritanien, Mohamed Lemine Ould Cheikh, a démenti jeudi soir, le contenu du rapport d’Amnesty International, publié le même jour et dans lequel, l’Ong de défense des droits de l’homme dénonce le recul des libertés et l’existence de la torture et de prisonniers politiques en Mauritanie.

« Le problème ne se situe pas au niveau de certaines organisations de droits de l’homme, mais au niveau des sources sur lesquelles elles se basent», a dit Ould Cheikh lors un point de presse à Nouakchott.

Dans son rapport, Amnesty International a indiqué qu’au moins 17 défenseurs des droits humains en Mauritanie ont été victimes de torture et d’autres formes de mauvais traitements entre 2014 et 2018 en Mauritanie.

Elle a ajouté que depuis 2014, au moins 23 arrestations de membres du Mouvement du 25 février ont été effectuées et que plus de 43 associations œuvrant en faveur de la promotion et de la protection des droits humains, dont plus d’une dizaine d’organisations non gouvernementales internationales, n’ont jamais été autorisées par l’État à exercer leurs activités.

Mais selon le porte-parole du gouvernement mauritanien, certaines organisations n’ont pas de représentants légaux en Mauritanie et elles prennent leurs informations d’agents ou de personnes qui s’acharnent souvent contre le pays.

« Ces sources ne sont ni intègres ni neutres », a-t-il souligné.

Prenant la parole, le ministre de la Culture et de l’Artisanat, Ould Cheikh a fait état d’un bon climat de liberté d’expression, de manifestation et de rassemblement en Mauritanie, avec des mécanismes constitutionnels chargés principalement de suivre ces questions.

« En Mauritanie, il n’y pas détenu politique. Aucun prisonnier n’y a été torturé », a précisé Ould Cheikh.

Source APA

Momar Diack SECK
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