Lutte contre la drogue : la CEDEAO et l’ONUDC renforcent la capacité des OSC sur la prévention et le traitement de la toxicomanie

En collaboration avec l’Union européenne (UE) et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNDOC), , la Commission de la CEDEAO, conformément à son Plan d’action antidrogue (2016-2020) a entamé un atelier de renforcement des capacités de trois jours à compter du 7 février 2018, à Abuja au Nigéria.

Cet atelier, selon le communiqué de la CEDEAO parvenu à www.lactuacho.com, vise à renforcer les capacités des organisations de la société civile (OSC) des États membres et de la Mauritanie afin de leur permettre d’identifier et de diffuser les meilleures pratiques et politiques pour prévenir la toxicomanie, en particulier chez les jeunes.

Daniel Amankwaah, représentant Mme Fatimata Dia Sow, Commissaire aux affaires sociales et au genre de la Commission de la CEDEAO, a déclaré à l’ouverture que les drogues illicites ont des conséquences graves sur la santé, le développement, la paix, la sécurité et tous les aspects de la vie. Il a aussi noté que la menace posée par les drogues illicites ne peut être contrôlée avec succès sans l’appui du secteur privé et des OSC.

«Nous espérons que cet atelier renforcera non seulement la capacité des OSC pour la prévention de la toxicomanie, mais servira aussi à nous organiser en un réseau durable qui pourra être engagé pour des activités coordonnées visant à réduire l’incidence de la toxicomanie et les problèmes connexes. Afrique de l’Ouest », a-t-il déclaré.

De son côté, le coordinateur du programme UNDOC, M. Chiekh Touré, a réitéré l’importance de la formation en notant que si ces organisations ont montré leur engagement à s’attaquer aux problèmes liés à la drogue, la plupart d’entre elles n’ont pas les compétences et les connaissances nécessaires pour et mener des interventions efficaces de prévention fondées sur des données probantes.

En outre, la représentante de la délégation de E.U. à la CEDEAO, Mme Stefania Marrone, a noté que la prévention de la consommation de substances ne se limite pas à une simple sensibilisation.

« Cela implique également l’application des meilleures pratiques pour répondre aux besoins de prévention des communautés et des pays respectifs », a-t-elle ajouté.

Les OSC partageront leurs expériences et souligneront leurs efforts en matière de toxicomanie et de problèmes de santé comportementale dans leurs pays pendant la formation. Ils se familiariseront également avec les politiques pharmaceutiques régionales, les meilleures pratiques et les initiatives de prévention.

Rappelons qu’en 2016, dans le cadre du soutien de l’UE au Plan d’Action antidrogue de la CEDEAO, l’ONUDC a lancé un appel à propositions pour soutenir les initiatives innovantes et pilotes de prévention promues par les OSC ouest-africaines dans six pays: Burkina Faso, Cabo Verde , Libéria, Mauritanie, Sierra Leone et Togo.

 

Momar Diack SECK
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