Libre circulation : des handicaps majeurs demeurent dans l’espace CEDEAO

Le harcèlement des citoyens de la Communauté aux passages frontaliers  constitue un handicap majeur pour la libre circulation des personnes. Un appel a été lancé  à tous les États membres pour qu’ils créent un «corridor de la CEDEAO» dans les ports, aéroports et aéroports de la région, des frontières terrestres afin que les ressortissants de la CEDEAO «présentent simplement leurs passeports ou cartes d’identité de la CEDEAO, tout comme ailleurs, jusqu’à ce que la technologie nous permette d’installer des lecteurs électroniques».

De Souza qui faisait le plaidoyer s’est référé aux caractéristiques biométriques incluses dans le passeport de la CEDEAO et la carte d’identité en tant que dispositifs propices à la collecte de données sur les passagers tout en espérant  l’adoption prochaine de mesures pour accélérer l’opérationnalisation de la carte d’identité biométrique de la CEDEAO adoptée depuis 2014 par L’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement.

Le ministre nigérian des Affaires étrangères Onyema Ugochukwu, au nom du professeur Osinbajo, a  noté que la réunion tenu en ce début juillet à Abuja, faisait partie des efforts en cours visant à renforcer le lien de l’unité entre les Etats membres.

Il a énuméré les tâches devant les chefs de l’immigration pour inclure l’élimination de toutes les contraintes inutiles à la réalisation des objectifs de la libre circulation tout en envisageant la possibilité d’un mouvement sans faille des citoyens au sein de la CEDEAO pour faciliter le commerce, en utilisant les dernières technologies pour assurer la sécurité des citoyens et le partage de l’intelligence robuste.

Il a admis que la région avait des problèmes de transhumance et souligné qu’il fallait intervenir dans un mécanisme sous-régional. L’engagement régional avec l’UE  a été noté  très important en raison du grand nombre de nos compatriotes qui traversent vers l’Europe.

Momar Diack SECK
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