Les religieux appelés à jouer leur partition dans l’accès des populations aux services de santé

Dans le but de réaliser un meilleur dividende démographique en Afrique de l’Ouest, les leaders religieux et confessionnels toute obédience confondue sont invités à mener une réflexion pour faciliter l’accès des populations aux services de santé de la reproduction et de santé maternelle.

Hier, lors d’une rencontre tenue à Dakar, le directeur régional du Fonds des Nations unies pour  la population (UNFPA), Mabigué Ngom, a indiqué que « le dividende démographique peut être un atout économique majeur lorsqu’une population compte en son sein une large section de personnes en âge de travailler et investit dans leur autonomisation, leur éducation, leur santé et leur emploi ».

Prévue sur deux jours, cette consultation régionale vise à mettre en place une plateforme régionale de partage de connaissances pour les institutions et les leaders confessionnels, afin de créer une base de données stratégiques sur les expériences et partenariats réussis, les bonnes pratiques et les défis à relever dans ce domaine.

« Pour gagner ce pari, les pays doivent investir davantage dans la santé de la mère et de l’enfant, y compris la planification familiale, mais ils doivent par ailleurs faire des efforts importants dans l’éducation des jeunes, particulièrement les filles », a de son coté, déclaré le directeur régional de l’UNFPA.

Pour l’Emir de l’État de Shonga au Nigeria, Dr Haliru Yahaya, les dirigeants africains sont appelés à planifier davantage pour leurs enfants, car le développement du téléphone portable qui peut être transformé en bombe.

« Aujourd’hui, il faut réorienter les jeunes et la communauté en leur inculquant une bonne éducation. Le dividende peut se transformer en cauchemar si l’ambition n’est pas réalisée », a-t-il averti pour éviter au reste de la sous-région de subir le même sort que le Nigeria avec Bokko Haram.

Pour le Premier ministre du Sénégal, Mahammad Boun Abdallah Dione : « il s’avère fondamental d’assurer l’implication et la pleine participation des leaders religieux et confessionnel dont le rôle dans l’engagement et les prises de décision des communautés sont connus de tous ».

Tout en soutenant toute l’importance de la collaboration entre gestionnaires de programmes, scientifiques et religieux, il a noté que les symboles de la sagesse et des vertus cardinales sur lesquelles reposent indiscutablement le salut des hommes, les leaders confessionnels « peuvent contribuer à instaurer l’équilibre de l’entité familiale pour lequel nous sommes tous comptables », pour un développement durable solidaire partagé et inclusif.

Devant des leaders religieux de la Mauritanie, du Nigeria, du Sénégal et d’autres pays de la région ouest-africaine, il a rappelé la responsabilité des gouvernements et des leaders sociaux à assurer à la jeunesse « un avenir sûr dans un monde où elle peut exprimer son plein potentiel ».

 

Idrissa Diop Idy

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