La cohésion nationale mise à rude épreuve Un peuple, deux buts … et après ?

Il y a un socle sur lequel se fonde une République, c’est la cohésion nationale. Dès que ce  socle est rompu, le lien qui unit le peuple disparait. Et dans une telle situation, inutile de vous dire que c’est  la République qui risque l’effondrement.  

Pour ce qui nous concerne au Sénégal, la République est toujours debout, solide comme un bloc de marbre enraciné sur terre. Cependant prenons garde à ne pas porter des coups de  » pioche » répétés  sur ce fondement qui nous unit.

Prenons garde car nous traversons des moments de folie où les passions sont déchaînées. La maîtrise de soi s’avère dans ces conditions indispensable, pour tout citoyen soucieux du devenir de ce pays.

Que ceux qui ont les griffes dehors s’effacent.

Que ceux qui ont du venin à la bouche se taisent.

On a besoin en ce moment d’entendre la voix de nos illustres et distingués hommes de Dieu pour calmer le jeu et faire tomber l’adrénaline, maintenant que les dès sont presque jetés.

L’heure doit être consacrée au dépassement, pour que l’effet de la division née du texte référendaire ne sape la cohésion nationale, déjà  fortement éprouvée.

Au fond, dans ce contexte, nous avons, au Sénégal et contrairement à notre devise nationale, un peuple, deux buts, car le but recherché par le camp du « oui » avec le texte proposé n’est pas le même que celui du  » non » qui exige le respect de la parole donnée.

Ne sous estimons pas ce hiatus, car il peut  déboucher sur autre chose d’insoupçonnée, d’autant plus qu’on ne peut dire ce qui nous attend à l’issue de ce scrutin référendaire du 20 mars.

Cependant, ce qui est sûr, c’est que le Sénégal ne sera plus comme avant et cela, quel qu’en soit le résultat des urnes.

En effet, si le « non » l’emporte on aura au sommet, un simulacre de chef,  puisqu’il aura perdu le soutien d’une partie, peuple pour ne pas dire sa légitimité.

Dans le cas contraire, la victoire du « oui » consacrera une nouvelle constitution, mais une constitution forgée au forceps sur une « tablette d’argile » (fragile) alors qu’elle devrait en toute logique être écrite en lettres d’or sur un « colosse de marbre » (solide et résistant dans le temps) .

Ce scénario  qui n’est pas souhaitable pour une démocratie qui se respecte, ne peut être évité  que si le « oui » l’emportait par un large score, ce qui est peu évident.

Ne nous préoccupons plus de ce référendum qui est un échec avant le vote. La seule chose qui mérite notre attention et notre sacrifice, c’est comment resserrer les liens entre Sénégalais. Travaillons à cela pour restaurer notre devise nationale : un peuple, un but, une foi.

Jean Nzalé

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