Eaux usées, ordures, affaissement du mur de clôture du cimetière : La cité religieuse de Medina Baye présente une face hideuse

Avec l’approche du Gamou, Medina Baye présente un visage pas du tout reluisant pour une cité religieuse. Les eaux usées, les ordures campent le décor et à cela s’ajoute l’affaissement du mur du cimetière. Les talibés et bonnes volontés essaient de reconstruire le mur du cimetière avec leurs propres moyens sans l’intervention de l’Etat. Imam Cheikh Oumar Kouta, au cours d’une causerie religieuse, a dénoncé cette situation qui n’honore pas notre pays.

« Medina Baye, est une localité située dans la région de Kaolack. C’est une localité fondée en 1930 par Elhadj Ibrahima Niass. Chaque année, Medina Baye accueille de grands événements religieux comme des « ziar », « Gamou ». C’est le lieu de rencontre et de convergence de beaucoup de pays à travers le monde comme le Nigéria, Ghana, Burkina, Gabon, Côte d’Ivoire, Egypte, Mauritanie, Gambie », martèle Imam Cheikh Oumar Kouta.

Selon lui, Medina Baye, chaque année, la cité reçoit des millions de fidèles. Et pourtant c’est une localité dont l’Etat n’a aucune considération et cela dans plusieurs domaines.

 

 

« Medina Baye fait partie des localités les plus sales. Le quartier Fass Cheikh Tidiane est habité par beaucoup d’habitants, c’est un quartier sale avec une odeur nauséabonde qui se dégage là-bas. Dans ce quartier, il y a des serpents. Les populations vivent dans des difficultés devant l’indifférence totale de l’Etat », explique Imam Kouta.
Il a tenu à préciser que la distance qui sépare ce quartier de la grande mosquée, ne fait même pas 200 mètres et du cimetière ne fait pas même pas 100 mètres.

« Les murs du cimetière sont tombés et il y a des eaux stagnantes là-bas. Parfois les chiens errants s’en prennent parfois aux tombes en essayant de déterrer les cadavres. C’est vraiment une face hideuse de la cité et les gens dénoncent cette situation. Et la marie néglige la situation du cimetière. Ce qui a poussé les « talibés » et de bonnes volontés à unir leur force pour faire face à cette situation. La mairie de Kaolack a dit qu’elle ne peut pas tout faire, c’est 40 mètres seulement qu’elle peut reconstruire. Avec ce que le marché Medina Baye fait rentrer dans la caisse de la mairie, ils disent qu’ils n’ont pas de budget pour reconstruire le mur du cimetière », dira Imam Kouta.

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

à lire

Autres Articles