Droit international humanitaire : la CEDEAO, CICR examinent la mise en œuvre des traités en Afrique de l’ouest

La Commission de la CEDEAO et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont entamé leur réunion annuelle afin d’examiner la mise en œuvre des traités de droit international humanitaire (DIH) en Afrique de l’Ouest.

La réunion de quatre jours qui a débuté le 31 octobre 2017 à Abuja au Nigeria vise à évaluer les mesures prises par les États membres pour mettre en œuvre le DIH ainsi que les divers outils disponibles pour les aider dans le processus de mise en œuvre du DIH.

Selon le communiqué parvenu à www.lactuacho.com; représentant le Commissaire aux Affaires Sociales et au Genre de la CEDEAO, Dr Fatmata Dia Sow, Directrice du Genre, de la Jeunesse et des Sports, Dr Sintiki Ugbe, a déclaré dans ses remarques d’ouverture que la CEDEAO et le CICR travaillaient conjointement à la promotion de la domestication. et respect des traités de DIH en Afrique de l’Ouest.

Dr. Sintiki Ugbe a déclaré que la CEDEAO et le CICR avaient élaboré en 2014 un document sur les indicateurs pour guider la mise en œuvre du plan d’action du DIH par les États membres.

« Nous nous concentrerons de plus en plus à mesurer les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs importants énoncés dans le Plan d’action de la CEDEAO sur la mise en œuvre du DIH », a-t-elle ajouté.

Eloi Fillion, chef de la délégation du CICR auprès de la CEDEAO, a réitéré la conviction du CICR que «pour parvenir à la domestication et à la pleine application des règles du DIH dans les États membres de la CEDEAO, il faut continuer à renforcer l’expertise et les connaissances en DIH afin d’améliorer la coordination et d’assurer la priorisation du DIH ».

« Nous espérons que cette réunion servira également de plate-forme pour poursuivre le dialogue sur les défis juridiques et humanitaires les plus récents rencontrés par les États membres, et une occasion d’évaluer les développements récents du DIH », a-t-il noté.

S’exprimant également lors de l’ouverture de la réunion, l’Ambassadeur de la République togolaise auprès de la CEDEAO, M. Lene Dimban, qui représentait le président de l’Autorité des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, a souligné les efforts du Togo du DIH afin d’améliorer l’intégration, de renforcer la paix et de promouvoir la démocratie dans la région.

Le DIH est un ensemble de règles qui cherchent, pour des raisons humanitaires, à limiter les effets des conflits armés. Elle protège les personnes qui ne participent pas ou plus aux hostilités et impose des limites aux moyens et méthodes de guerre.

La Commission de la CEDEAO et le CICR ont collaboré pour promouvoir le respect du DIH, à travers la domestication des traités de DIH dans les cadres juridiques nationaux. L’un des principaux piliers de cette collaboration est la réunion annuelle d’examen sur la mise en œuvre du DIH en Afrique de l’Ouest, qui s’est tenue depuis 2003.

Le représentant du Procureur général de la Fédération du Nigéria et le Ministre de la justice, M. Abubakar Malami (SAN), l’Union africaine, les experts gouvernementaux des États membres et les ambassadeurs auprès de la Commission de la CEDEAO étaient également présents à l’ouverture de la réunion.

Momar Diack SECK
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