Dette publique : Légère progression de 0,8% des charges d’intérêts, notée

La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), dans le document : « SITUATION ECONOMIQUE ET FINANCIERE EN 2016 ET PERSPECTIVES EN 2017 », note une légère progression des charges d’intérêts de 0,8%.
D’après la Dpee, les charges d’intérêts au titre de la dette publique, pour leur part, s’inscriraient en légère progression avec une hausse de 0,8% (+1,3 milliard). Cette timide augmentation est en liaison avec les paiements d’intérêts portant sur la dette intérieure projetés en repli de 1,2 milliard (-1,5%), reflétant ainsi le reprofilage de ladite dette. Et quant aux dépenses au titre des intérêts sur la dette extérieure, elles afficheraient une modeste progression de 2,5 milliards (+2,9%) pour s’établir à 88 milliards.
Le document souligne que l’exécution des dépenses publiques, en 2017, devrait s’inscrire autour de la maitrise des dépenses de consommation publique ainsi qu’une meilleure programmation des dépenses d’investissement afin de soutenir durablement la croissance.
La source souligne que gglobalement, les dépenses totales et prêts nets sont projetés à 2733,3 milliards en 2017 contre 2688,4 milliards prévus en 2016, soit une hausse de 1,7% imputable, essentiellement, au relèvement des dépenses d’investissement. Et, les dépenses courantes devraient s’inscrire en repli par rapport à 2016.
« Ainsi, les dépenses d’investissement, programmées à 1225,2 milliards en 2017 (contre 1170 milliards prévus en 2016), afficheraient une progression de 4,7% portée, essentiellement, par les investissements financés sur ressources internes prévus à 788,2 milliards en 2017, soit en accroissement de 7%. Le ratio des dépenses en capital sur ressources internes rapportées aux recettes fiscales s’établirait, dès lors, à 39,7% en 2017, traduisant, ainsi, les efforts consentis par l’État pour financer l’investissement. Les dépenses d’investissement sur ressources extérieures, projetées à 437 milliards, devraient, pour leur part, se conforter timidement avec une progression de 0,7%, traduisant, ainsi, la faible augmentation des dons en capital », renseigne-t-on dans le document.
S’agissant des dépenses courantes, la source note qu’ elles sont programmées à 1508,2 milliards en 2017 contre 1518 milliards prévus pour 2016, soit une contraction de 0,6% (-9,9 milliards) qui est le reflet de la maîtrise des charges de fonctionnement.
« En effet, les dépenses de fonctionnement, programmées à 756,9 milliards, se contracteraient de 24,5 milliards (-3,1%) par rapport à 2016, sous l’effet du retrait des transferts et subventions projetés en baisse de 31,6 milliards (-7,1%) ; les dépenses de fournitures et d’entretien étant prévues à 343,9 milliards, soit en hausse de 7,1 milliards (+2,1%). S’agissant des dépenses de fonctionnement liées au FSE, elles sont projetées à 50 milliards au titre de l’année 2017 », mentionne-t-on dans le document.

Saër DIAL

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Saër DIAL

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