Dette de l’état aux établissements privés : Bientôt le bout du tunnel

L’État du Sénégal pour avoir envoyé dans les établissements privés d’enseignement supérieur plus de 19 500 étudiants, leur doit plus de 16 milliards F CFA. Une somme qu’il tarde à payer. Mais selon certaines indiscrétions, cela va bientôt se régler.

Bientôt la fin du calvaire pour les établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal. L’État a décidé cette fois-ci de régler la note bien qu’elle soit très salée et évaluée à plus de 16 milliards F CFA. Selon Mohamed Moustapha Gueye, président du Groupe Ism qui a vendu la mèche, l’État a décidé de régler bientôt cette dette. « L’État nous doit comme tous les autres établissements privés, mais cela va se régler bientôt », a-t-il fait savoir. Selon lui, même avec cette somme colossale que leur doit l’État sénégalais, ils continuent de recevoir des milliers d’étudiants dans leurs dix (10) campus régionaux, même si Dakar n’est pas concerné par le problème de remboursement de la dette de la part de l’État. Il s’exprimait ce vendredi en marge de la célébration de la 26ème édition de la cérémonie de graduation de leurs lauréats, qui sont cette année au nombre de 1 200 étudiants à avoir terminé le cycle de la Licence à travers tous les campus de l’Ism du Sénégal et doivent recevoir leur parchemin. Ce dernier a fait savoir également que la particularité c’est que l’établissement a innové l’année dernière en lançant de nouvelles offres qui existent dans le programme de cette année avec de nouvelles filières. Toujours dans ses déclarations M. Gueye de faire savoir qu’on ne peut transiger avec l’éducation, d’autant plus que la part du capital humain qui est une partie de la richesse d’un pays, se chiffre environ à 62 % au Sénégal. « Donc c’est vraiment important. Les pays en voie de développement sont à ce niveau parce qu’ils ont investi profondément sur l’éducation », a-t-il lancé. Avant de préciser : « Ne peut se former parce qu’il n’y a pas d’emploi c’est une grande erreur. L’éducation est un investissement et il faut le faire ».
L’État nous doit 75 % aux établissements privés pour 2017-2018 et 100 % pour 2016-2017 et continue à budgétiser 5 milliards F CFA par année alors que le nombre d’étudiants augmente, d’année en année.

Saër DIAL

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Saër DIAL

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