Crise politique en Guinée: ADHA en appelle au sens de responsabilité

Suite au meurtre de deux hommes sauvagement assassinés par l’armée guinéenne dans une banlieue de Conakry, mercredi soir, la Guinée a été secouée dans la journée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre.

C’est selon le communiqué d’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA),  après l’appel de l’opposition guinéenne à une journée ville morte pour protester contre les violations des accords signés entre l’opposition, la mouvance présidentielle et le gouvernement sur les installations des élus locaux du scrutin du 4 février 2018, ce qui porte au nombre de guinéens tués à 100 selon le site de RFI.

Raison pour laquelle, Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) exprime sa vive préoccupation et profonde indignation par rapport à la situation qui prévaut en Guinée.

Dans le communiqué parvenu à www.lactuacho.com, ADHA demeure profondément préoccupée par l’ampleur des assassinats notés dernièrement sur l’ensemble du territoire national guinéen et exige des autorités compétentes que toute la lumière soit faite sur cette situation alarmante de sorte que toutes les responsabilités soient situées et les sanctions méritées, appliquées en toute rigueur et en toute impartialité, conformément aux dispositions de la loi.

Ainsi, Action pour les Droits Humains et l’Amitié, appelle le gouvernement à faire preuve de retenue, de veiller aux respects des accords et à respecter le droit aux libertés d’expression et de manifestations pacifiques du peuple guinéen comme la stipule la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) ainsi que plusieurs instruments nationaux, régionaux et internationaux, dont la Guinée est signataire. ADHA rappelle à l’État son rôle de garantir la sécurité des personnes et biens et lance un appel à toute la classe politique, la société civile et la jeunesse au dépassement et recommande vivement :

« L’ouverture d’une enquête urgente et indépendante sur ces bavures et violations des droits de l’homme ;

Mettre sur place une commission nationale inclusive et sincère de dialogue des parties prenantes telles que l’opposition élargie, le pouvoir, la société civile et les guides religieux et coutumiers pour apaiser la tension politique.

Action pour les Droits Humains et l’Amitié s‘incline devant la mémoire des personnes tuées lors des manifestations et présente ses sincères condoléances aux familles des illustres disparus et des opprimés. Il est à rappeler que les élections sont à la base de beaucoup de conflits sanglants en Afrique qui génèrent des morts et des déplacements massifs de populations », souligne Adama Mbengue, le  Président de ADHA

Pape Ismaïla CAMARA
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