Coopération : la CEDEAO et l’EACS collaborent vers le renforcement des mécanismes d’alerte précoce

La Direction de l’alerte rapide de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est engagée à collaborer avec la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), afin de partager les expériences et les meilleures pratiques. Cela va renforcer les mécanismes d’alerte rapide des deux communautés économiques régionales.

 

C’est ce qu’a déclaré M. Kebba Touray qui représentait le Directeur de l’alerte précoce de la Commission de la CEDEAO, Dr. Abdou Lat Gueye lors d’une visite d’évaluation de la CAE au siège de la CEDEAO le 23 avril 2018 à Abuja au Nigeria.

Les experts de l’EAC ont été familiarisés avec la structure de la CEDEAO, sa structure, son cadre juridique, ses modules et ses produits tels que les faits saillants quotidiens, les rapports de situation, les rapports d’incidents, les alertes de sécurité et les rapports d’alerte précoce.

Lors de sa présentation, M. Touray a déclaré que «Le mécanisme d’alerte précoce de la Commission de la CEDEAO (ECOWARN) est très solide au niveau régional et inclut désormais le Mécanisme national d’alerte précoce et de réaction (NEWRM) sous lequel les Centres nationaux de coordination du mécanisme de réponse (NCCRM) ont  été établis pour combler le fossé entre alerte et réponse ».

Jusqu’à présent, la NEWRM a été mise en œuvre dans cinq pays pilotes, à savoir le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, le Libéria et le Mali. Il devrait également être déployé dans les 10 États membres restants en 2018, a-t-il ajouté.

Expliquant plus en détail le mécanisme d’alerte précoce de la Commission, la Direction de l’alerte précoce a expliqué que l’ECOWARN comptait 77 observateurs sur le terrain dans les 15 États membres (5 dans chaque pays et 7 au Nigéria) et avait pour mandat de signaler tout incident ayant un impact potentiel sur la sécurité humaine.

De même, M. Benoit Bihamiriza représentant l’EAC a partagé des informations avec l’équipe de la CEDEAO sur EACWARN, son mécanisme d’alerte précoce – sa portée, ses fonctions, ses produits, son cadre juridique et ses outils de technologies de l’information et de la communication.

M.Bihamiriza a souligné que la visite a été une excellente occasion d’apprendre de l’ECOWARN qui dispose d’un mécanisme d’alerte précoce très avancé.

L’équipe de l’EAC se rendra également au Centre national d’alerte précoce de Côte d’Ivoire le 25 avril 2018 afin de mieux comprendre le processus et les modalités de mise en place de structures nationales d’alerte précoce et de leur fonctionnement.

La visite a été organisée avec le soutien de la Coopération allemande au développement (GIZ) dans le cadre de son programme pour l’architecture africaine de paix et de sécurité.

Momar Diack SECK
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