Dans une publication largement relayée, Patrice Sylva exprime une vive inquiétude face à l’achat de véhicules destinés aux députés, qu’il juge en totale contradiction avec les engagements de sobriété et de rupture portés par la majorité au pouvoir.
Réagissant à l’affaire de l’achat de véhicules pour la nouvelle législature, Patrice Sylva dit ressentir une « profonde déception » et une « vive inquiétude ». Selon lui, cette opération porte atteinte à la crédibilité politique de la majorité et renvoie une image négative à une opinion publique déjà éprouvée par l’inflation et la précarité.
L’auteur souligne que l’offre politique de Pastef s’est construite sur la dénonciation des excès de l’ancien régime et la promesse d’une gouvernance sobre et proche du peuple. Or, l’acquisition de véhicules coûteux, dans un contexte de crise économique, érode cette image de rupture, au moment où des besoins essentiels – ambulances, hôpitaux sous-équipés, précarité rurale – restent criants.
Patrice Sylva s’interroge également sur l’opacité entourant l’opération : absence d’informations sur les prix, les marques, les fournisseurs et les procédures du Code des marchés publics. Un silence qui, selon lui, alimente les soupçons et contredit les engagements de bonne gouvernance.
Tout en reconnaissant l’argument d’un paiement unique évitant des charges récurrentes, il juge le timing désastreux et le signal envoyé catastrophique pour la confiance populaire. « Une faute politique ne s’efface pas », conclut-il, estimant que cet achat risque de nourrir durablement la défiance envers les institutions.

