Un pays, une ligne. Pour une présidence forte et assumée Par Souley Wade

Nous avons besoin d’un Président fort, pas dans le sens autoritaire, mais institutionnel. Un Président qui fixe un cap, assume la ligne stratégique, et donne à la politique étrangère la cohérence qu’elle exige. Dans un régime présidentiel comme le nôtre, le Chef de l’État ne peut pas être éclipsé, rattrapé ou contredit publiquement par son propre Premier ministre. Sinon, c’est toute la chaîne de commandement qui se fissure.

 

L’épisode récent sur le dossier de la Guinée-Bissau en est la preuve éclatante : un PM qui va plus loin que la position officielle du Sénégal, au point de brouiller notre message extérieur. Aucun État sérieux ne peut tolérer deux voix concurrentes dans sa diplomatie. C’est un précédent dangereux, qui affaiblit la crédibilité du pays.

 

Sans hiérarchie claire, on installe un duel de légitimités, on nourrit le désordre, et l’administration ne sait plus à qui se rallier. Deux têtes, deux lignes, deux egos : c’est le chaos assuré.

 

Le Sénégal a besoin d’une direction assumée, d’un alignement clair, d’une cohérence durable.

Un Président qui préside, un Premier ministre qui gouverne, dans le bon ordre. Pas l’inverse.

 

Un Premier Ministre qui travaille pour le Sénégal, certes, mais sous l autorité et la direction du Président de la République.

 

Au Président maintenant de prendre ses responsabilités.

 

La fonction exige d’incarner pleinement l’autorité de l’état.

 

L’efficacité managériale l’impose : la clarté du commandement est la première condition d’un État qui fonctionne.

 

Et à ce niveau, les faux-semblants ne pardonnent pas.

 

C’est au Président de s’assurer que chacun connaisse son périmètre, son rôle et son rang, et qu’il y reste.

 

À défaut, il doit agir. C’est sa responsabilité.

 

Car sans cette discipline institutionnelle, il n’y a ni efficacité, ni cohérence, ni crédibilité.

Dieyna SENE
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