L’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) exprime sa vive inquiétude après la décision du Conseil académique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) de suspendre les Amicales d’étudiants. L’organisation estime que cette mesure fragilise le dialogue social et porte atteinte aux libertés d’association.
Dans un communiqué rendu public le 12 février 2026, ADHA considère que les Amicales constituent des cadres légalement reconnus de représentation et de défense des intérêts des étudiants. Leur suspension, selon l’organisation, risque de marginaliser les canaux formels de dialogue et de pousser les revendications vers des formes d’expression informelles, voire clandestines.
Pour ADHA, l’histoire des crises universitaires montre que la suppression des structures représentatives ne met pas fin aux revendications, mais peut au contraire favoriser leur radicalisation et accroître les tensions. Une situation jugée contraire aux impératifs de paix sociale et de responsabilité partagée au sein de l’institution universitaire.
L’organisation rappelle que toute restriction des libertés d’association et de représentation doit se conformer à la loi, ainsi qu’aux principes de nécessité et de proportionnalité consacrés par la Constitution sénégalaise et la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Les étudiants, souligne-t-elle, ont droit à un espace structuré de dialogue et à une participation effective à la vie universitaire.
ADHA estime que la suspension des Amicales ne constitue pas une solution durable à la crise actuelle. Elle appelle à la réouverture urgente d’un cadre de concertation inclusif, à la suspension des mesures susceptibles d’aggraver la situation et à l’instauration d’un dialogue franc entre autorités universitaires et représentants étudiants.
« Le radicalisme, d’où qu’il vienne, ne saurait être une voie de sortie », avertit l’organisation, qui réaffirme son attachement au respect des droits humains et à la promotion d’un climat apaisé au sein de l’UCAD.

