L’Alliance des syndicats autonomes de la santé (ASAS And Gueusseum) annonce un nouveau plan d’actions marqué par des grèves perlées de 72 heures à compter du 8 avril 2026, dénonçant l’inaction du gouvernement et l’enlisement du dialogue social.
Le bras de fer entre le gouvernement et les syndicats de la santé se poursuit. Dans une déclaration datée du 28 mars 2026, l’Alliance des syndicats autonomes de la santé (ASAS And Gueusseum) a dévoilé son 9e plan d’actions, comprenant une série de grèves de 72 heures tous les quinze jours.
Ces mouvements débuteront le 8 avril prochain et seront accompagnés d’un boycott de certaines activités, notamment la supervision, la coordination et, partiellement, les sessions de formation.
Les syndicats dénoncent un blocage persistant du dialogue social, malgré une séance d’écoute tenue le 14 mars sous l’égide du Haut Conseil du Dialogue social. Ils accusent le gouvernement de maintenir une stratégie de “statu quo”, au détriment des populations, déjà affectées par des perturbations répétées dans l’accès aux soins.
And Gueusseum interpelle directement le président Bassirou Diomaye Faye, estimant que les ministres sectoriels n’ont pas su apporter de réponses adéquates. Le collectif critique également l’attitude du Premier ministre, accusé d’ignorer les syndicats représentatifs au profit de discussions jugées peu pertinentes avec certaines centrales.
Au cœur des revendications figurent notamment la prise en charge de la dette sociale, l’amélioration des conditions de travail et l’inclusion des agents de santé dans les mécanismes de règlement de la dette intérieure.
Face à l’absence de solutions concrètes, l’organisation syndicale avertit qu’elle pourrait aller vers une “radicalisation dans la durée”, tout en tenant le gouvernement responsable des conséquences de cette crise prolongée.

