Derrière l’annonce de sa retraite internationale, se cache un signe presque passé inaperçu. Celui du destin d’un garçon dont toute la vie est une leçon.
Sadio Mané a débuté avec l’équipe nationale du Sénégal le 25 mai 2012, lors d’un match amical Maroc–Sénégal (0-1).
Et voilà que Nianthio s’apprête à sortir par la grande porte… avec une finale face à cette même nation.
Simple coïncidence ? Ou signe du destin d’un homme dont la trajectoire est intimement arrimée à sa foi, lui, fils d’imam ?
Il n’y a pas d’autre issue que la victoire.
DIEU est avec les justes.
Et au soir du 14 janvier, in shaa ALLAH, IL récompensera Sadio Mané non seulement pour ce qu’il a gagné… Mais surtout pour ce qu’il a donné à ce pays.
Car au-delà du football, Sadio nous a enseigné ce qu’est une vie qui mérite d’être vécu tout au long de son parcours de Bambaly à Al Nassr.
À l’heure où notre jeunesse est parfois en perte de repères, offrir Sadio Mané comme modèle n’est pas un hasard.
Sadio, c’est quelqu’un qui n’a jamais oublié d’où il venait… ni où il va.
Résultat :
- Zéro scandale avec des femmes
- Zéro sorties rocambolesques en boîte de nuit
- Zéro vol de bijoux en pleine Coupe du monde
- Zéro mise à l’écart pour irrévérence
À l’inverse, il incarne ce que signifie aimer son pays et son prochain :
- Un hôpital moderne avec radiologie et pédiatrie
- Un lycée et une école primaire
- Un stade de football aux normes FIFA
- Une mosquée
- Une station-service (que j’ai visitée), un bureau de poste, des routes
- Un réseau 4G pour environ 16 villages environnants
- Un versement mensuel d’environ 70 à 80 € à chaque famille du village
- Des ordinateurs portables, 400 $ aux meilleurs élèves, des kits scolaires et des équipements sportifs
- Des distributions régulières de nourriture et de vêtements
Oui, El Hadji Diouf a porté le football sénégalais à une autre dimension.
Mais Sadio Mané y a ajouté l’humilité, la discipline, la résilience… et surtout la philanthropie discrète.
Quand on critique Sadio Mané, il répond par le travail.
Par le silence.
Par le sourire.
Car à ses yeux, les critiques ne sont pas des freins, mais des leviers pour avancer, se bonifier, et laisser les résultats parler.
À nos dirigeants surtout ceux politiques qui déteste la critique, Sadio Mané vous montre la voie.
Et comme si cela ne suffisait pas, il vient de nous offrir une ultime leçon : Savoir partir à temps. Et par la grande porte.
Pour aujourd’hui et pour demain, On ne jugera pas Sadio Mané à ses buts, mais à ce qu’il a laissé aux hommes, femmes, politiciens, sportifs et jeunes de ce pays.
S’il y’avait un titre plus grand que chevalier de l’ordre national du lion, tu devrais en être l’unique détenteur.
Tu es, sans l’ombre d’un doute, le plus grand sportif de l’histoire du Sénégal.
Insa Camara
Citoyen sénégalais
Camarainsa@gmail.com

