Dans plusieurs localités des îles du Saloum, la rareté prolongée de l’eau potable affecte la vie quotidienne, l’économie locale et les conditions d’apprentissage, suscitant manifestations et appels pressants aux autorités.
Les populations des îles du Saloum vivent une situation critique marquée par une pénurie persistante d’eau potable, rapporte le quotidien Le Témoin. Face à cette situation, habitants de Palmarin et villages voisins sont récemment descendus dans la rue pour exprimer leur exaspération.
Selon la même source, les robinets restent désespérément secs depuis plusieurs semaines, contraignant les ménages à recourir à l’approvisionnement par citernes, jugé coûteux et insuffisant. Les femmes parcourent parfois plus d’un kilomètre pour trouver de l’eau, une situation que déplore Édouard Ndong, président du collectif de défense du patrimoine local, qui évoque une « souffrance inadmissible en 2026 ».
L’impact de cette pénurie touche plusieurs secteurs. Les activités d’élevage, essentielles à l’économie locale, sont perturbées faute d’eau pour abreuver le bétail. Le tourisme, pilier économique de la zone, est également fragilisé, les établissements hôteliers rencontrant des difficultés d’approvisionnement.
Dans les écoles, les conséquences sont particulièrement préoccupantes. Les toilettes ne fonctionnant plus, certains élèves sont contraints de se soulager dans la nature, tandis qu’à Ndangane, l’eau de mer servirait même à effacer les tableaux, souligne Le Témoin. Les structures sanitaires, notamment les maternités, subissent elles aussi les effets de cette pénurie.
Des acteurs communautaires dénoncent en outre la facturation d’un service inexistant et appellent à une mobilisation collective, avec notamment le lancement d’une pétition baptisée « diaspora solidarité ». Les populations réclament une intervention urgente des autorités pour rétablir l’accès à l’eau potable et prévenir une crise sanitaire.

