L’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) condamne fermement la répression policière sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et réclame l’ouverture d’enquêtes indépendantes après la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba.
Dans un communiqué publié mardi, l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) dénonce « la violente répression policière » survenue à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), estimant que les événements ayant conduit au décès de l’étudiant Abdoulaye Ba constituent de graves violations des droits humains.
L’ONG affirme que, selon plusieurs témoignages évoqués dans le communiqué de l’ADHA, l’étudiant aurait été brutalisé dans sa chambre, appelant à la manifestation rapide de la vérité.
L’ADHA condamne l’usage « disproportionné et brutal » de la force contre les étudiants et exige l’ouverture immédiate d’enquêtes « indépendantes, impartiales et crédibles » afin d’établir les responsabilités liées aux violences survenues sur le campus.
L’organisation demande également que des sanctions administratives et pénales soient prises contre les auteurs et commanditaires présumés de ces actes, tout en appelant à des démissions au sein de la chaîne de commandement impliquée.
Dans son communiqué, l’ADHA rappelle que la protection des étudiants constitue une obligation de l’État et considère que la militarisation des campus et la criminalisation des revendications étudiantes sont incompatibles avec les principes d’un État de droit.
L’organisation exprime enfin sa solidarité à la famille du défunt, à ses camarades et à l’ensemble de la communauté universitaire endeuillée, réaffirmant son appel à la justice et à la fin des violences dans les universités.

