Mort de Jimmy Cliff : une carrière d’amour et d’engagement avec l’Afrique

Le chanteur jamaïcain Jimmy Cliff est décédé hier 24 novembre 2025 à l’âge de 81 ans. Icône du reggae, il a entretenu une relation durable et profonde avec l’Afrique, y menant des tournées historiques, des collaborations musicales et des actions qui ont fortement contribué à diffuser le genre sur le continent. (Avec RFI)

Né James Chambers le 30 juillet 1944, Jimmy Cliff a traversé plus d’un demi-siècle de musique en mêlant engagement politique et sensibilité universelle. Sa première visite en Afrique, à la fin 1974, lui valut un accueil populaire impressionnant, notamment au Nigeria où il rencontra Fela Kuti. Malgré des mésaventures — dont une arrestation à Lagos relatée à l’époque —, il ne cessa de considérer l’Afrique comme une terre d’inspiration et d’appartenance.

Sa carrière est marquée par des titres devenus classiques (« Many Rivers to Cross », « Reggae Night ») et par une présence à l’écran avec The Harder They Come (1972). Jimmy Cliff a aussi multiplié les collaborations avec des musiciens africains — du Mali au Congo — et participé à des tournées qui firent date (Sénégal, Gambie, Sierra Leone, Afrique du Sud, Ghana, Zaïre, etc.). Sa conversion à l’islam et sa quête spirituelle ont complété un parcours artistique ouvert sur diverses influences.

RFI souligne que sa discographie (quelque quarante albums) et ses récompenses (dont quatre Grammy Awards et l’entrée au Rock & Roll Hall of Fame en 2010) témoignent d’un héritage durable. Les artistes africains lui doivent de nombreuses influences ; plusieurs de ses tubes ont été repris localement dès les années 1970.

Dieyna SENE
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