La présidente de l’Union des jeunes pharmaciens du Sénégal appelle à la publication urgente de l’arrêté devant préciser les exceptions à la taxe de 1 % sur les paiements en espèces, afin d’éviter toute confusion dans le secteur du médicament.
Présidente de l’Union des jeunes pharmaciens du Sénégal, Alima Niang s’est exprimée sur l’application de la taxe de 1 % sur les paiements en espèces prévue par la loi n°2025-17 modifiant le Code général des impôts.
Entrée en vigueur depuis sa publication au Journal officiel le 2 octobre 2025, cette disposition prévoit toutefois des exceptions pour certains produits, dont la liste doit être fixée par arrêté du ministre chargé des Finances. Or, plusieurs mois après, ce texte réglementaire demeure attendu par les professionnels.
Selon Alima Niang, les médicaments devraient logiquement figurer parmi les produits exonérés, en raison de leur caractère essentiel et des difficultés techniques liées à la perception de la taxe sur des produits vendus à faible coût. Elle évoque notamment la problématique des médicaments dits « 20/80 », dont la majorité des références se vend à moins de 1 000 FCFA.
Dans la pratique, certains pharmaciens ont commencé à appliquer la mesure tandis que d’autres préfèrent attendre la clarification réglementaire, ce qui crée une disparité dans les pratiques commerciales. La présidente de l’UJPS souligne que le prix du médicament étant homologué, une harmonisation s’avère indispensable pour préserver l’équité entre acteurs et protéger les patients.
Face à cette situation, les pharmaciens demandent la publication rapide de l’arrêté afin de garantir une application uniforme de la loi et d’éviter toute confusion dans la gestion des transactions en officine.

