Dans la région de Matam, la grève des enseignants conjuguée à la mobilisation des élèves a fortement perturbé le fonctionnement des établissements. Boycott des évaluations standardisées et manifestations de rue ont marqué la journée du 11 février 2026.
La crise scolaire prend une ampleur inhabituelle dans la région de Matam. Selon Sud Quotidien, plusieurs établissements ont été secoués par un mouvement de boycott des évaluations standardisées, dans un contexte de grève prolongée des enseignants.
Ces épreuves, habituellement encadrées par les professeurs titulaires, étaient supervisées par des enseignants délégués par l’académie afin de pallier l’absence des grévistes. Après avoir composé la veille, des élèves de troisième et de terminale ont décidé, d’un commun accord, de quitter les salles de classe le mardi 11 février 2026.
Les élèves invoquent l’accumulation des grèves et le retard considérable dans les apprentissages. Inquiets pour leurs examens finaux — Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) et Baccalauréat — ils dénoncent des conditions d’étude devenues précaires.
Toujours d’après Sud Quotidien, la tension s’est étendue à la capitale régionale où des collégiens sont descendus dans la rue, exprimant leur solidarité avec les étudiants interpellés à Dakar et leur indignation après le décès d’Abdoulaye Ba, originaire de la région.
La manifestation, menée principalement par des collégiens, a été dispersée par les forces de l’ordre du commissariat urbain de Matam. Le climat demeure fragile dans un système éducatif déjà fortement éprouvé.

