Les syndicats du G7 de Matam dénoncent la garde à vue de deux enseignants du lycée d’Oréfondé et accusent le proviseur d’avoir créé un climat de tension devenu invivable. Ils exigent une libération immédiate et brandissent la menace d’un durcissement de ton.
Le G7 de Matam — composé du CUSEMS, du CUBEMS, du SAEMS, de l’UDEN et d’autres syndicats représentatifs — a publié, le 19 novembre 2025, son premier communiqué pour dénoncer la situation jugée « inacceptable » au lycée d’Oréfondé, où deux enseignants, Harouna Moussa Sow et Papa Ibrahima Mbodji, sont actuellement placés en garde à vue à la brigade des Agnam.
Les syndicats affirment que depuis l’arrivée du proviseur Ndiaye au cours de l’année scolaire 2024-2025, l’établissement est plongé dans un climat de « conflits permanents », marqué par des arrêts de cours répétés, des provocations, des menaces et des tensions constantes entre le chef d’établissement, les enseignants, les élèves et même les parents d’élèves. Un lycée jadis « stable et discipliné » serait ainsi devenu un espace « d’anarchie ».
Le G7 rappelle avoir privilégié le dialogue en invitant les enseignants à la retenue, tout en laissant « toute latitude » à l’Inspecteur d’académie pour résoudre la crise. Mais face à la persistance des tensions et à la garde à vue des deux enseignants, les syndicats exigent leur « libération immédiate et sans condition ». À défaut, ils se réservent le droit de « passer à une vitesse supérieure » dans la défense des intérêts moraux et professionnels du personnel éducatif de l’académie.

