L’Indice de perception de la corruption 2025 publié par Transparency International révèle une stagnation inquiétante, voire un recul, dans la lutte contre la corruption à l’échelle mondiale. L’organisation appelle à un sursaut de leadership politique.
’Transparency International a publié cette semaine son Indice de perception de la corruption (IPC) 2025, qui classe 182 pays et territoires selon le niveau perçu de corruption dans le secteur public.
Le constat est préoccupant : la moyenne mondiale s’établit à 42 sur 100, et plus des deux tiers des pays obtiennent un score inférieur à 50. Aucun État n’atteint la note maximale de 100, et seuls cinq pays dépassent aujourd’hui la barre des 80, contre douze il y a dix ans.
Selon l’organisation, cette situation traduit un déficit de courage politique. Même des démocraties établies connaissent un recul de leurs performances, en raison de l’affaiblissement des contre-pouvoirs et d’une application insuffisante des lois anticorruption.
Les restrictions croissantes sur l’espace civique constituent également un frein majeur. Dans de nombreux pays, les journalistes, les ONG et les lanceurs d’alerte font face à des pressions accrues, réduisant la transparence et la reddition des comptes.
Toutefois, l’IPC met en évidence des signaux encourageants : depuis 2012, 31 pays ont amélioré significativement leur score, notamment l’Estonie, la Corée du Sud et les Seychelles. Ces progrès sont attribués à des réformes institutionnelles durables, à la numérisation des services publics et à un consensus politique en faveur d’une gouvernance intègre.
Transparency International appelle ainsi les gouvernements à appliquer pleinement les lois existantes, à renforcer la transparence financière et à protéger l’espace civique. Pour l’organisation, la lutte contre la corruption ne souffre pas d’un manque de solutions, mais d’un déficit de leadership.

