Venue soutenir le journaliste Pape Ngagne Ndiaye à la Sûreté urbaine, la directrice de la 7TV, Maïmouna Ndour Faye, a révélé une relance judiciaire concernant son dossier et celui de Babacar Fall. Une initiative qu’elle attribue directement au ministère de la Justice et qu’elle qualifie de dérive politique, nous apprend Vox Populi.
En marge de sa venue pour apporter son soutien au journaliste Pape Ngagne Ndiaye, convoqué à la Sûreté urbaine, la directrice de la 7TV, Maïmouna Ndour Faye, a fait une révélation de taille sur son propre sort judiciaire. Selon la journaliste, le dossier relatif à son arrestation, ainsi qu’à celle de son confrère Babacar Fall, serait en voie de relance sur instruction écrite du ministère de la Justice.
S’exprimant devant la presse, Maïmouna Ndour Faye affirme tenir l’information de « sources fiables et recoupées », précisant qu’un ordre écrit aurait été adressé par la ministre de la Justice, Yassine Fall, au procureur de la République pour rouvrir le dossier. Une démarche lourde de sens, selon elle, car une saisine écrite oblige le parquet à agir, contrairement à la précédente décision qui avait conduit à l’abandon des poursuites, d’après toujours Vox Populi.
La patronne de la 7TV n’exclut pas l’ouverture prochaine d’une information judiciaire, avec une éventuelle présentation devant un juge d’instruction. Mais elle se montre catégorique : aucun magistrat sérieux, estime-t-elle, ne saurait poursuivre des journalistes pour des faits relevant, selon elle, strictement de l’exercice du métier. « Il n’y a pas de matière à poursuivre dans cette affaire », martèle-t-elle.
Allant plus loin, Maïmouna Ndour Faye accuse la ministre Yassine Fall d’agir pour des raisons « politiques et politiciennes », rappelant que le dossier avait déjà été vidé de toute suite judiciaire. Elle dit voir dans cette relance la confirmation de ses craintes exprimées lors de la nomination de l’actuelle ministre de la Justice, qu’elle accuse d’exécuter des ordres politiques.
La journaliste appelle enfin à une mobilisation des professionnels des médias, dénonçant non seulement les convocations et arrestations, mais aussi les atteintes, selon elle, à la viabilité économique des entreprises de presse.

