Reporters sans frontières (RSF) a vivement dénoncé la condamnation à 12 à 18 ans de prison de la journaliste d’investigation Frenchie Mae Cumpio aux Philippines, qualifiant le verdict d’erreur judiciaire grave et d’attaque frontale contre la liberté de la presse.
L’organisation Reporters sans frontières (RSF) a exprimé sa profonde indignation après la condamnation de la journaliste philippine Frenchie Mae Cumpio à une peine allant de 12 à 18 ans de prison, sur la base d’accusations de « financement du terrorisme » jugées totalement infondées.
Journaliste d’investigation, Frenchie Mae Cumpio est détenue depuis février 2020, après avoir été arrêtée aux côtés de défenseurs des droits humains. Au moment de son interpellation, elle dirigeait le site d’information Eastern Vista et animait une émission sur Aksyon Radyo-Tacloban DYVL.
Selon RSF, l’accusation n’a présenté aucune preuve crédible tout au long de la procédure. L’enquête menée par l’organisation révèle que le dossier repose exclusivement sur des accusations fabriquées, ayant pourtant conduit à une condamnation d’une sévérité extrême.
Pour Reporters sans frontières et la coalition #FreeFrenchieMaeCumpio, ce verdict illustre l’échec dramatique du système judiciaire philippin et le mépris des autorités pour la liberté de la presse. « Cette décision ne vise pas seulement une journaliste, elle porte atteinte au droit de chacun à être informé », alerte RSF.
L’organisation appelle à la mobilisation internationale et au soutien financier pour continuer à dénoncer le harcèlement judiciaire des journalistes et défendre ceux qui sont réduits au silence pour avoir exercé leur métier.

