Le Collectif international pour la libération de Mohamed Bazoum a tenu une conférence de presse, ce vendredi 2 janvier 2026, dans un hôtel de Dakar, consacrée à la libération immédiate du Président Mohamed Bazoum et de Khadija Bazoum, détenus arbitrairement depuis plus de deux ans.
Le Collectif international pour la libération du Président Mohamed Bazoum, qui prévoyait 3000 signatures, a recueilli plus de 5000 signatures de qualité, dont une centaine de personnalités, s’engageant pour la libération du Président Mohamed Bazoum, détenu arbitrairement depuis le 26 juillet 2023.
« Nous, représentants du collectif, lançons un appel urgent au Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye », a déclaré Monsieur Talla Sylla, l’un des instigateurs du collectif international pour la libération de Mohamed Bazoum.
« Nous l’avons prié de mobiliser la diplomatie sénégalaise et nos sages pour entamer une médiation. Une lettre officielle a été déposée ce 2 janvier 2026 à son cabinet. Également, le Collectif a envoyé une lettre ouverte au 44ème président des États-Unis, Barack Obama, pour l’inviter à intervenir directement dans les négociations en vue de la libération du Président Bazoum et plus généralement à rétablir la paix et la stabilité dans la région du Sahel. »
Une Détention Arbitraire
Face à la presse, le Collectif s’inquiète du silence autoritaire et rappelle que cette détention est contraire aux obligations découlant du Pacte International relatif aux droits civils et politiques, dont l’article 9 interdit expressément la privation arbitraire de liberté, en violation de la constitution nigérienne.
« Ils le détiennent comme otage, comme bouclier humain. Nous demandons sa libération, surtout dans ce contexte de crise profonde au Niger, et de procéder à un dialogue… », a sollicité Monsieur Alioune Tine, instigateur du collectif.
Les Avocats De Bazoum Privés D’accès À Leur Client
Les avocats ont témoigné de la gravité de la situation actuelle de leur client, privé de toute liberté. Ils ont souligné que deux institutions neutres et indépendantes ont signé pour la libération du Président Mohamed Bazoum, mais c’est comme donner un coup d’épée dans l’eau.
« Nous n’avons aucun contact avec nos clients depuis deux ans et trois mois, seul le médecin est autorisé à lui rendre visite deux fois par semaine. Face à cette situation, nous avons saisi les juridictions compétentes. En décembre 2023, le pôle justice de la CEDEAO a rendu une décision sans ambiguïté, elle a jugé que cette détention était arbitraire et a exigé sa libération immédiate. Le Niger était encore à la CEDEAO. En février 2025, le groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, après un examen approfondi et contradictoire, a conclu que la détention de Mohamed et Khadija Bazoum était illégale et a ordonné leur libération immédiate. Donc, deux décisions, deux institutions indépendantes, et pourtant rien n’a changé », a précisé M. Reed Brody, l’avocat du Président Bazoum.
Par Papa S Traoré

