Vingt-cinq cas de grossesses précoces ont été recensés dans les établissements scolaires de la région de Kaffrine durant l’année scolaire 2024-2025, selon des données présentées lors d’une rencontre régionale.
La région de Kaffrine a enregistré 25 cas de grossesses en milieu scolaire au cours de l’année académique 2024-2025. L’information a été donnée par le point focal et coordonnateur du Groupe pour l’Étude et l’Enseignement de la Population (GEEP), Wandyfa Mané, lors d’une rencontre de partage des outils de collecte de données, rapporte le quotidien Le Témoin.
Selon M. Mané, Kaffrine occupe la quatrième position parmi les régions affichant les taux les plus bas au niveau national. Les données ont été présentées dans le cadre du rapport de l’Observatoire sur les grossesses en milieu scolaire, élaboré à partir d’un suivi effectué dans les seize académies du Sénégal.
La rencontre était présidée par Ibrahima Sarr, secrétaire général de l’Inspection d’Académie de Kaffrine, en présence de l’Inspecteur de l’Enseignement moyen secondaire Aly Lom, de représentantes d’élèves, de chefs d’établissements et de partenaires, dont l’Action éducative en milieu ouvert (AEMO), structure déconcentrée du ministère de la Justice.
Le coordonnateur régional adjoint du GEEP a également signalé la présence, parmi les cas recensés, d’élèves mariées encore inscrites dans le système scolaire. Face à cette situation, il a souligné la nécessité d’une approche multisectorielle impliquant l’école, la famille, la communauté et les services de santé.
Mané a insisté sur l’importance d’une éducation sexuelle adaptée à l’âge, de la sensibilisation des élèves et des parents, de la promotion de l’égalité de genre, ainsi que de mécanismes de protection et de réintégration scolaire des filles enceintes. Des actions jugées indispensables pour atteindre l’objectif « Zéro cas de grossesse en milieu scolaire », selon Le Témoin.

