Histoire de la FAO, source de motivation- Brésil : Quand la restauration des forêts devient un devoir sacré pour le peuple Xukuru

Un reportage de la FAO met en lumière la collaboration entre les peuples autochtones Xukuru, le gouvernement brésilien et les programmes AIM4Forests et AIM4NatuRe pour restaurer les forêts dégradées de l’Ororubá, mêlant savoir ancestral, science et spiritualité.

Dans les montagnes de l’Ororubá, au Pernambouc, de jeunes membres du peuple Xukuru do Ororubá travaillent chaque matin à la restauration des forêts dégradées. Sous la direction d’Ângela Neves Pereira, dite « Bella », gardienne d’un savoir ancestral, l’équipe cultive et replante plus de 20 000 plants indigènes — médicinaux pour la plupart — afin de rétablir équilibre, biodiversité et identité culturelle.
Cette initiative s’inscrit dans le Programme mondial de restauration biocentrique dans les territoires des peuples autochtones, élaboré par la FAO et plusieurs organisations autochtones depuis 2019.

Le programme adopte une approche biocentrique : remettre la nature et les peuples autochtones au centre du processus, en respectant leurs savoirs, leurs spiritualités, leurs pratiques territoriales et leurs systèmes alimentaires. Femmes, jeunes, anciens et guérisseurs y jouent un rôle essentiel.

Depuis 2025, l’initiative bénéficie du soutien du programme AIM4NatuRe, financé par le Royaume-Uni à hauteur de 10,5 millions de GBP. Cette collaboration vise à renforcer les pépinières communautaires, revitaliser les savoirs autochtones, améliorer le suivi de la restauration et étendre les projets à plus grande échelle — notamment au Brésil et au Pérou.

Pour le peuple Xukuru, la restauration forestière n’est pas seulement écologique : elle est spirituelle, éducative et identitaire. Marcos Xukuru, chef traditionnel, rappelle que « prendre soin de la terre, c’est prendre soin de l’esprit ». Les écoles de la vie, dirigées par des figures comme Dona Socorro, transmettent aux enfants les vertus médicinales des plantes, la cosmogonie Xukuru et le respect du vivant.

Situées dans le biome vulnérable de la Caatinga, les terres Xukuru ont longtemps souffert de dégradation, de déforestation et de pertes d’espèces. Grâce à l’implication des communautés et au soutien technique de la FAO, la restauration progresse et sert désormais de modèle pour d’autres peuples autochtones, alors que le Brésil s’est engagé à restaurer 12 millions d’hectares d’ici 2030.

Cet article est une reformulation fidèle d’un reportage de la FAO, mentionnée ici pour la première fois et citée une seconde fois comme source principale de l’histoire et des données présentées.

Pape Ismaïla CAMARA
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