Dans un contexte de tensions géopolitiques autour de l’Iran, Transparency International met en lumière les liens étroits entre secteur énergétique, conflits et corruption, appelant à renforcer les mécanismes de transparence à l’échelle mondiale.
La guerre en Iran remet en lumière les fragilités du système énergétique mondial. Selon Transparency International, les crises géopolitiques accentuent les risques de corruption dans un secteur déjà fortement exposé.
L’organisation souligne que le caractère “stratégique” des énergies fossiles conduit souvent à un contrôle moins rigoureux, ouvrant la voie à des dérives telles que les conflits d’intérêts dans l’octroi de licences ou encore l’utilisation d’intermédiaires pour dissimuler des pots-de-vin.
Plusieurs exemples sont avancés, notamment en Indonésie ou aux États-Unis, illustrant des pratiques de corruption à grande échelle impliquant des responsables politiques et des entreprises énergétiques.
Transparency International pointe également la concentration du pouvoir au sein de certaines compagnies nationales, ainsi que les mécanismes de blanchiment d’argent via des sociétés écrans et des juridictions offshore.
Le lobbying constitue un autre levier majeur d’influence. Selon l’ONG, les grandes entreprises du secteur multiplient les actions pour peser sur les politiques publiques, notamment en Europe, où des milliers de rencontres ont été recensées avec des décideurs.
Si la transition vers les énergies renouvelables est présentée comme une solution, elle n’est pas exempte de risques. L’organisation alerte sur de nouvelles formes de corruption liées à l’attribution de terres, de permis ou de subventions dans ce secteur en pleine expansion.
Face à ces défis, Transparency International appelle à une transformation en profondeur du système énergétique, fondée sur la transparence, la responsabilité et des mécanismes de contrôle renforcés.

