Dans un contexte international tendu, Transparency International souligne que des progrès restent possibles dans la lutte contre la corruption, tout en appelant les États à traduire leurs engagements en réformes concrètes.
Transparency International a rappelé l’importance des règles internationales dans la lutte contre la corruption, notamment face aux dérives observées au Venezuela. L’organisation dénonce une situation marquée par une corruption endémique, conséquence directe du démantèlement des mécanismes de contrôle démocratiques, plaçant le pays parmi les plus corrompus au monde.
L’ONG s’inquiète également des ambitions géopolitiques et économiques autour du pétrole vénézuélien, estimant qu’aucune puissance ne devrait user de sa force militaire pour obtenir des avantages économiques exclusifs.
Malgré la répression et l’exil forcé de sa section vénézuélienne, Transparency International poursuit son plaidoyer sur la scène internationale. Sa directrice exécutive, Mercedes de Freitas, a récemment alerté le Conseil de sécurité de l’ONU sur les liens entre corruption, instabilité et menaces à la paix.
L’organisation salue toutefois une avancée majeure issue de la conférence de Doha, avec l’adoption de la première résolution sur la transparence du financement politique depuis l’entrée en vigueur de la Convention des Nations Unies contre la corruption. Cette mesure vise à empêcher l’influence de financements opaques sur la vie politique.
Pour Transparency International, cette résolution constitue un pas important, mais insuffisant. L’enjeu désormais réside dans sa mise en œuvre effective par les États, à travers des lois nationales contraignantes. À l’aube de 2026, l’ONG promet de maintenir la pression afin que ces engagements ne restent pas lettre morte.

