Le secrétaire général national du Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (SADEF), Mbaye Sarr, a vivement réagi aux déclarations du Premier ministre lors de son passage à l’Assemblée nationale, exprimant sa déception face à la réponse gouvernementale sur les revendications des enseignants.
La tension reste vive entre les autorités et les syndicats d’enseignants. À la suite de l’intervention du Premier ministre Ousmane Sonko devant l’Assemblée nationale du Sénégal, le secrétaire général national du SADEF, Mbaye Sarr, a exprimé sa profonde déception, rapporte le quotidien Tribune.
Selon Tribune, le chef du gouvernement, répondant à une question sur la crise sociale dans le secteur éducatif, a estimé que l’État ne disposait pas de ressources suffisantes pour satisfaire les revendications actuelles, appelant à une limitation des exigences syndicales.
Une position jugée préoccupante par Mbaye Sarr, qui y voit un aveu d’impuissance de l’exécutif. Le responsable syndical dénonce également ce qu’il considère comme des menaces à l’encontre des enseignants et affirme la détermination de ces derniers à poursuivre la mobilisation.
Dans ce contexte, le SADEF a enclenché son septième plan d’action, comprenant un débrayage suivi d’une grève totale. Les revendications portent notamment sur l’application des décrets relatifs au statut des décisionnaires, l’allongement de l’âge de la retraite à 65 ans, la revalorisation des pensions, l’imputation budgétaire des enseignants retraités et la réduction des lenteurs administratives.
Le syndicat réclame aussi la publication d’arrêtés d’admission aux examens professionnels et la fin de la surimposition sur les rappels et salaires. Cette nouvelle séquence de mobilisation s’inscrit dans un climat social tendu, marqué par des négociations encore sans issue durable.

