Des Lions au service de l’unité nationale Par Mamadou Lamine Diatta

La Chronique De MLD – Cette phase finale de coupe d’Afrique des nations (CAN) charrie tellement d’émotions, d’espoirs et même d’invectives stériles qu’une désillusion comme celle vécue en Côte-d’Ivoire serait vécue comme une véritable catastrophe. DIEU nous en garde.

Dans ce Sénégal de début  2026  où la vie reste d’une morosité incroyable sur fond de castagne politicienne Diomaye vs Sonko, la CAN marocaine est exactement l’exutoire idéal pour chasser le spleen et le stress afin de jouir de moments  d’extase voire d’ivresse collective pour un peuple qui en a tant besoin.

De ce point de vue, l’activité des Lions symbolise quelque part l’un de nos rares dénominateurs communs par ces temps difficiles.

Pape Thiaw et sa bande de gais joueurs semblent avoir bien compris les enjeux. En professionnels aguerris, ils ont toujours mouillé le maillot national malgré un environnement souvent hostile.

Ils n’ont pas marché sur leurs trois premiers adversaires comme semblent vouloir le décréter 18 millions de sélectionneurs  pressés et avides de victoires ici et maintenant. Mais ils ont fait preuve de valeurs intrinsèques pour terminer premiers de leur groupe devant les redoutables Congolais ( RDC) et le Bénin…

Ce n’est point une performance à apprécier à la légère. Dans le contexte actuel, décrocher une place enviable de Leader du groupe pour avoir le droit de rester dans ce cocon de la belle de Tanger reste une véritable bénédiction.

Le football est l’opium du peuple. Ces Lions sont en mission en terre marocaine.

Ce samedi 03 janvier 2026, une nouvelle compétition va démarrer à savoir la phase cruciale et décisive à élimination directe. Il faudrait alors plus que du talent ou de la technicité sur les phases offensives pour triompher de n’importe quel adversaire à qui nous devons d’ailleurs respect et considération, l’humilité en bandoulière conformément aux vertus  et surtout à la  notion consacrée et éprouvée de glorieuse incertitude du sport.

Cette fois-ci, nous tombons sur le Soudan en huitième de finale. Cela ne veut pas dire que le ticket pour les quarts de finale est déjà composté. Loin de là !

En tous les cas, le Soudan a un meilleur comportement que le Sénégal dans les compétitions africaines. C’est indéniable d’autant que ses navires- amiraux à savoir El Hilal et El Merriekh sont souvent qualifiés pour jouer les phases de poule dans les compétitions organisées par la CAF même s’ils jouent présentement dans le championnat…rwandais après un bref passage en Mauritanie. Une manière de mettre en lumière la résilience de ce bloc soudanais.

Le Sénégal a juste la chance de compter sur un effectif XXL tiré du gros  contingent de  binationaux aguerris et consacrés par l’écosystème mondial du football pour se tirer d’affaire.  Voilà ce qui nous différencie fondamentalement de ce Soudan en guerre obligé de faire de Benghazi ( Libye) sa base -arrière pour servir de lieu de regroupement.

Le sélectionneur Ghaneen Appiah saura sûrement motiver ses troupes.

Mais nous devons renouveler notre confiance à l’endroit de Pape Thiaw. Sa gestion du groupe est jusque-là irréprochable en terre marocaine.

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